dimanche 7 octobre 2012

La flotte qui vole

Bon je fais un petit effort ce soir pour ne pas que vous pensiez qu'on ne fait plus rien ici.
Cette semaine c'était la semaine de la marine américaine. Il y avait aussi la America's Cup, comme une genre de course de bateaux, qui avait lieu aujourd'hui à San Francisco, et à vrai dire il y avait beaucoup d'autres choses qui étaient en cours ce week-end, comme des matches de baseball et de football (les fans sont innombrables allant de foetus à pépé en passant par chien), ainsi qu'un festival de musique dans le Golden Gate Park. C'était une grosse fin de semaine pour le divertissement.
Mercredi je suis allée avec Milo voir la "répétition" d'un exercice militaire consistant au déploiement d'aide humanitaire par voie maritime en cas de catastrophe naturelle, exécutée par un gros bateau monté sur des coussins gonflés, et on a beaucoup apprécié le moment où il a quitté la plage parce qu'on a pu gratuitement avaler quelques poignées de sable que ses puissantes hélices ont soulevées. Une chance qu'il y avait des hélicoptères qui survolaient les opérations, parce que placé où on était, on avait beaucoup l'impression que cet exercice servait de shooting photo où tout le monde avait l'air fier d'être américain et en plus, militaire.
Sinon aujourd'hui on est allé marcher près de l'eau, pour voir les bateaux, et aussi les Blue Angels. On les a entendu beaucoup cette semaine, mais on les a vu que très peu parce que on était pas à la bonne place. Les Blue Angels sont des avions de la flotte militaire qui sont pas mal là pour faire des singeries aériennes, et en tant qu'étrangers qui n'ont jamais vécu ici avant,  on voulait bien aller les voir et en profiter pendant qu'on est là. C'est un peu le genre d'événement pète-bretelles que les américains sont reconnus pour, tsé dans le genre gros patriotisme à grands frais que Stephen Harper essaie d'intégrer au Québec (lire festivités de la guerre de 1812 où personne va) mais qui marche mieux ici parce que les américains aiment leur pays et leurs militaires.
Et comme il est suggéré sur le site de la semaine de la marine américaine,
Be sure to thank the service men and women as you pass them on the streets while they are on liberty .

Hahaha.
On se reparle bientôt. Bonne nuit.

vendredi 21 septembre 2012

La navette

Ce matin, 10h21, au-dessus de Hellman Hollow, Golden Gate Park (identifié comme Speedway Meadow sur google), passait la navette spatiale Endeavour à dos de 747. Pour ceux qui n'en n'ont pas entendu parler si ça se peut, la navette partait gentiment reposer dans un musée à Los Angeles, mais avant de le faire, paradait au-dessus des États-Unis à basse altitude pour signaler publiquement sa retraite.
Difficile de savoir où se mettre cependant pour l'apercevoir au passage, car, aux dernières nouvelles, le gouvernement avait encore modifié la trajectoire du boeing.
Mais ce matin, c'était jour spécial d'école. Les enfants se rendaient à Hellman Hollow pour une journée d'activités à l'extérieur et comme Milo ne sieste pas avant 10h30, je les ai accompagnés jusque là-bas. En marchant de l'école à la destination, comme il était 9h30, on pouvait jeter un coup d'oeil à l'occasion en direction du pont pour surveiller l'oiseau géant arriver, mais rien ne s'est manifesté. Et pour vous dire, en arrivant là-bas, jamais on aurait cru possible de voir quoi que ce soit à partir de ce vaste terrain au milieu de la forêt.
Au moment où je me suis mise en marche pour rentrer à la maison, il s'est manifesté bruyamment contre toute attente et en moins de temps qu'il en faut pour délocker un iPod, il était passé au-dessus de nos têtes! Émouvant moment pendant lequel les gens se sont spontanément mis à applaudir. Flavie m'a dit par la suite qu'on aurait dit qu'il allait s'arrêter (juste pour vous dire à quel point il semblait près d'atterrir).
En sortant du parc, sept minutes plus tard, Milo et moi on l'a entendu repasser, mais on ne l'a vu nulle part... il était quelque part proche, mais trop bas pour être vu de notre emplacement. Dommage puisque j'étais prête cette fois-là!




Ça, c'est pas ce qu'on a vu, mais c'est ce qu'on aurait pu voir en étant disons mieux positionné :


Et aussi pour d'autres encore meilleures vidéos.

lundi 17 septembre 2012

Le bouton de la communication

Ici il y a des streetcars. Des autobus doubles. D'autres électriques. Et il y a aussi les reconnus cable cars. Il y a même des voitures à moustache!! C'est rempli de moyens de transport... ou de transports moyens, c'est selon le point de vue. Mais en général moi je trouve que c'est très bien et très pratique. Sans être parfait c'est sûr.
Par exemple hier, on voulait aller à Fisherman's Warf, mais à cause d'un incident sur la rue Market, on a eu un peu de trouble à se rendre. Premièrement parce que ça causait des embouteillages, mais aussi parce que les streetcars, sur des rails, étaient dans l'impossibilité de traverser un quadrilatère fermé pour une intervention des urgences. Les rails ne font pas de détours. Quelques autobus ont sauvé la situation.
C'est comme pour les autobus électriques. Si un seul est en retard, il peut mettre aussi en retard tous les suivants car ils ne peuvent pas se dépasser, vous comprenez. Et si c'est le trafic le problème (ce qui se peut trop), ben tout le monde est pris, il n'y a pas de voie réservée.
Ce qui est particulier ici, c'est la façon de communiquer des chauffeurs. Par exemple, ça se peut très bien qu'ils ne parlent pas. Hier j'ai demandé au chauffeur qui refermait les portes derrière moi s'il pouvait attendre Alex qui avait deux petites secondes de retard. Le chauffeur ne m'a pas regardé, n'a montré absolument aucun signe de vie mais a réouvert les portes (le cerveau n'est pas complètement off). De façon générale ils n'ont pas envie de dire allo non plus, ni bye. Il y a aussi ce petit collant installé près du chauffeur qui dit quelque chose comme "Ce chauffeur peut vous aider si vous avez des questions mais sachez qu'il doit se concentrer sur la route". Ils font bien ça.
Mais le plus amusant sans doute est leur façon de communiquer en général. Je vous donne un indice ce n'est pas avec la bouche. Ils ont à leur disposition des messages enregistrés à faire jouer à leur guise. Comme par exemple hier, le chauffeur a annoncé une chaise roulante en appuyant sur le bouton approprié. C'est  bien pratique, mais l'affaire c'est qu'il y a toujours quelques messages au démarrage de l'autobus (genre "Please hold on" et "Please reserve front seats for seniors and people with disabilities") et à l'arrêt (genre "Please exit to the rear doors"). Alors il est rare que les messages qui jouent soient attentivement écoutés. C'est pourquoi les chauffeurs développent l'agilité de communication par le doigt.  Ça se résume à être la capacité à appuyer autant de fois requises sur un bouton pour que les gens arrêtent d'ignorer le message.  Après trois fois, de mon expérience, ça fonctionne assez bien et les gens commencent à bouger. Mais c'est tellement impersonnel! Et je ne peux pas vous dire à quel point j'ai trouvé cela absurde la première fois que c'est arrivé.
Mais rassurez-vous, comme dans toute chose, les exceptions font la règle!


Bonne semaine.

jeudi 13 septembre 2012

L'optomé triste et autres anecdotes

Aujourd'hui en allant prendre un rendez-vous chez l'optométriste, j'ai rencontré pour la deuxième fois une madame du personnel qui a un jour dans sa vie eu des jumeaux et qui s'apprêtait à les envoyer à l'école que Flavie était supposée fréquenter (mais qu'elle ne fréquente pas, ce que vous savez déjà). La madame, la première fois, était contente d'expliquer à Flavie qu'elle (Flavie) allait pouvoir jouer avec ses deux enfants et qu'on allait sûrement se revoir régulièrement. Mais la madame, la deuxième fois, c'est-à-dire aujourd'hui, était pas mal moins contente que la première fois... Je lui ai demandé comment elle trouvait l'école mais je pense que si elle avait été muette j'aurais compris la même chose. Remarquez que je ne sais pas très bien ce qu'elle n'aime pas, elle s'est pas mal contentée de répéter qu'elle n'aimait pas à peu près tout, sauf le professeur peut-être qui semblait correcte (mais ça elle ne me l'aurait pas dit si je ne lui avais pas demandé), mais autrement, à part lui donner mes sympathies et lui demander si elle pouvait faire quelque chose à ce point de l'année (ce qu'elle ne peut pas), j'aurais préféré pouvoir sortir ou je ne sais pas, lui dire que mon école était pire que la sienne.
Anyway, je peux maintenant ajouter ce nouvel élément dans mon comparatif des deux écoles comme, je suppose, un autre point positif à notre avantage.

Ah oui et aussi ce soir, juste avant de rentrer souper peu avant sept heures, on est passé à côté du restaurant coréen qui se trouve près de la maison, comme on en a l'habitude. Sauf que ce soir on était Milo en poussette, Flavie à bicyclette, moi, l'amie de Flavie à pied ainsi que son grand-père. Au moment d'arriver à la hauteur du restaurant, il y avait une certaine discussion pour savoir qui allait utiliser le vélo en dernier, et tralali et tralalère, et alors je parlais avec les deux petites filles et le grand-père aussi, et quand ce fut réglé je me suis  redressée pour repartir en avant, mais là j'ai eu droit à tout un spectacle!! Il y avait une trentaine de touristes asiatiques en train de sourire ou encore rire de bon coeur à la vue de Milo, qui lui était un peu interloqué par la foule intéressée. Il a donc fallu se frayer un chemin à travers cette joie inespérée. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'il semble que ce restaurant soit le meilleur coréen barbecue qu'on puisse trouver à San Francisco, et les experts (sûrement des coréens) disent que pour du vrai meilleur il faut aller à Los Angeles. Et étant donné que c'est le plus meilleur, il y a un (ou des) circuit(s) touristique(s) qui l'inclue dans leur visite guidée, et de ce fait, d'énormes autobus voyageurs sont constamment en train de décharger leur exotisme à ce coin précis de la rue. Je pense qu'ils étaient contents de voir d'humbles citoyens san franciscains dans leur routine quotidienne, ou alors ils ont pensé qu'on était là pour les divertir en attendant le souper. Les quelques monsieurs qui n'étaient pas là pour admirer le petit enfant étaient en train de prendre quelques splendides clichés des alentours, qui sont, quand on connait le reste, assez quelconques. Cela dit, pendant quelques secondes, j'ai su ce que les stars ressentent quand elles croisent une foule admiratrice en délire!! Que wow!

Je ne leur ai même pas dit qu'il n'était pas San Franciscain! hohoho!

Bon, alors, c'est tout, merci d'avoir été là, et à la prochaine!

samedi 8 septembre 2012

Là où il vente

J'ai pensé que depuis le temps vous deviez vous demander si on n'était pas déjà rentré à Montréal! Pas encore non. Et je regardais tantôt les endroits qu'on a visités jusqu'à présent et je trouve qu'on commence à avoir touché à beaucoup de terrain. Mais des fois il faut faire attention aux visites improvisées.
Par exemple aujourd'hui, comme la journée était un peu avancée et qu'on était pas encore sorti dehors, on a décidé de faire une petite marche d'environ trois kilomètres pour profiter du soleil de l'après-midi, mais aussi pour aller voir un escalier de 163 marches, embelli d'une mosaïque faite d'autant de panneaux, que les gens de ce quartier ont réalisée ensemble sur une période de deux ans.  
En fait j'avais déjà voulu faire la sortie avec Milo il y a quelque temps, mais google m'avait donné un chemin beta, vous savez, où ils t'avertissent que les trottoirs peuvent manquer... Cela s'est avéré dans la probabilité cette fois-là, alors je m'étais dit qu'un autre moment serait mieux pour y aller étant donné le temps perdu à parcourir un chemin impraticable.
Enrichi de cette expérience, on a pris un chemin différent aujourd'hui, mais sans réaliser que celui-là nous ferait monter tout en hauteur, et qu'après des efforts soutenus sur de multiples coins de rue, une protubérance spectaculaire permettant presque de rire de Twin Peaks (mais pas. Twin Peaks a son plus haut sommet à 922 pieds, alors que celui-ci a seulement un peu plus des deux tiers de ce sommet) allait nous entraver la route. La simple marche s'était transformée en exercice notable, heureusement agrémenté de vues compensatoires, cela va de soi. 




L'océan, avec une meilleure résolution!

À Twin Peaks la semaine dernière, l'autobus avait monté pour nous une bonne partie de la montagne. Ici nos guiboles étaient solitaires dans des escaliers interminables. Mais d'après Flavie, qui était un peu épuisée par la montée et que la descente n'a pas apaisée, le déplacement valait le coup. Fiez-vous sur elle.

jeudi 23 août 2012

23 août 2012

Ha l'humidité. Fraîche présence invisible. Je dis fraîche parce qu'il fait frais, en même temps. Ça me rappelle des temps plus jeunes, sur Basile le routhier par exemple, où il affichait par moment une humidité relative d'environ 65%. Un peu trop humide car, dit-on, l'idéal se situe à peu près entre 40% et 50%. Comme l'air chaud contient plus d'humidité que l'air froid, il suffit à certaines occasions de chauffer un peu plus pour baisser (il n'y a pas moins d'eau pour autant) l'indice à un niveau plus acceptable.

Mais ici il fait relativement frais. Allumer le chauffage peut nous réchauffer pour 15 minutes environ. Pour se ruiner, ça serait une bonne pratique de faire ça à fond toute la journée. L'autre risque qu'on courrait en chauffant comme ça c'est de réchauffer les environs (quelqu'un à des objections?) car chaque porte ou fenêtre dans la maison est en fait un passage librement ouvert même quand il est fermé. À titre d'exemple je peux faire passer mon tapis d'entrée sous la porte qui donne sur l'escalier descendant à la cour. Pour me donner l'impression d'améliorer mon sort, je laisse le tapis coincé (ok, il peut passer librement) en dessous pour boucher le maximum de circulation (je n'ai jamais noté d'amélioration, il doit y avoir d'autres problèmes ailleurs... lol). Un autre exemple, j'ai remarqué un jour que je croyais fermer la fenêtre de la douche quand je sortais de la salle de bain... jusqu'à ce que je découvre que la fenêtre du haut était baissée d'un demi-pouce environ parce qu'elle ne tient plus en place (elle est slack quoi!). Il faut barrer la fenêtre du bas pour forcer la fenêtre du haut à rester "fermée" (vous comprenez les guillemets, on ne sait jamais!).

Alors pour tester notre confort qu'on est pas sûr de côtoyer en ces jours couverts de brouillard, on a revigoré l'hygromètre de ses batteries pour constater que l'humidité relative est à un niveau qui ne nous surprend pas complètement : 87%. Dans pas long, il va pleuvoir dans la maison. Je vais accumuler mes propres statistiques pour voir ce qui peut améliorer ou non l'indice mais je crois qu'éventuellement il faudra aller chatter avec madame Bishop de l'autre côté de la rue (ou lui apporter une tartine de moisissure pour déjeuner). À ce sujet, je vous ai dit qu'elle est super chaleureuse sur la rue depuis qu'elle est venue faire ses tests d'eau pour le voisin? Probablement que depuis le temps elle a perdu le stress du chèque sans fond ou du locataire envahissant... Elle a même dit des choses un peu épeurantes, comme qu'elle trouve qu'on a l'air d'aimer aller au parc (c'est vrai, mais comment elle sait ça?) et aussi que le petit gars a grandit (je suis étonnée qu'elle puisse voir ça de loin). Et bien!

Parlant d'un autre sujet, celui des ordures tiens, la semaine dernière on a réduit notre grosseur de poubelle pour impressionner les voisins! Je blague pour les voisins. Ici ils encouragent les gens à utiliser le recyclage et le composte pour réduire les déchets. On doit payer mensuellement pour le format de poubelle qu'on utilise, mais aucune limite sur le format de bac à recyclage ou composte. La poubelle standard pour une famille est le 32 gallons/semaine (les poubelles ne passent qu'une seule fois par semaine). On a maintenant le 20 gallons/semaine qu'on (je me permet de le mentionner) ne remplit même pas.

Et sur un autre note, Flavie a commencé l'école. Elle a un peu de misère à retenir les noms de ses amis, mais elle s'en fait pareil. J'ai pu remarquer que le petit garçon avec la veste de singe, comme elle le décrivait pour parler de lui, avait un nom et qu'il était écrit sur son sac-à-dos. Maintenant qu'elle sait comment il s'appelle, on n'entend parler que de Miles (nom très populaire par ici). J'espère quand même un peu qu'elle n'oubliera pas son ami Luca de Montréal.

Bonne rentrée à tous.


samedi 18 août 2012

Inclinaisons gagnantes

Ils sont fous ces San Franciscains! Bâtir une maison inclinée sur une rue parfaitement plane, quelle idée!


Ou ne serait-ce pas plutôt l'inverse. Bienvenue sur Filbert, entre Leavenworth et Hyde!

Je ne saurais vous expliquer parfaitement pourquoi mais je reste bouche bée, béante, béate (envoueille dites-les tous ces qualificatifs sont tous pertinents), devant ces innombrables dénivellations... et je suis rassurée quand je vois que je ne suis pas la seule... Lisez ces quelques lignes (avec la suite) pour en savoir davantage sur les rues en pente raide de San Francisco.


Sur ce, ne perdez pas les pédales! Ça pourrait tuer quelqu'un!

vendredi 17 août 2012

Tout et rien

Je ne sais trop comment exprimer ma satisfaction d'avoir encore une fois réussi à réduire la facture d'électricité/gaz du mois courant par rapport au mois précédent. Un peu plus de 20$ cette fois-ci. Mais maintenant, difficile de faire mieux. Surtout que c'est l'été!

Sinon du côté médical, la malchance s'est encore retenue et les assurances ont pris leurs responsabilités en payant la facture en suspens. Le bois du plancher est toujours sous mes pieds...

Et finalement, cette semaine en rentrant de China Beach, Flavie et moi on pensait qu'on était en train de voir Robin Williams sortir de chez lui, mais malheureusement ce n'était qu'une ménagères mexicaines qui finissait sa journée de travail et qui nous faisait un sourire poli... On pourrait aussi avoir envie de voir Mrs. Doubtfire à cet endroit mais je ne saurais vous dire pourquoi je ne compte pas beaucoup là-dessus non plus.

Je vous laisse sur un portrait mémorable de mon fils. Je ne sais pas ce qui lui a pris.


vendredi 10 août 2012

Généralités

Comme c'est étrange parfois. Je m'apprêtais à poster un billet cette semaine au sujet de la chance qui nous accompagnait depuis le début du périple. Sur plein d'aspects, mais peut-être sur celui qui est le plus susceptible d'influencer le reste : l'argent. On a connu plein d'occasions de sauver un peu, malgré qu'il y ait sur le marché san franciscain pratiquement aucune façon d'échapper à quelques dépenses mensuellement contraignantes (vous dites loyer? vous êtes forts). Et je parle de périple, mais je pourrais remonter à plus loin encore. En général je ne vois aucune façon de me plaindre de ce qui se passe pour nous quotidiennement. Mais alors que je m'apprêtais à soumettre ma composition, en touchant le bois du plancher quand même, Alex m'a fait sentir que le vernis était peut-être un peu trop épais pour qu'il ait senti quelque chose (le bois, je parle).
Car il semblerait que la dernière simple petite visite chez le médecin qu'il a connue pourrait lui avoir coûté... entre 700$ et 800$. Généralement habitué aux fréquentes consultations souhaitables concernant le suivi de sa condition médicale, il faudra peut-être revoir la nécessité de ce rythme frénétique si la compagnie refuse toujours de couvrir les frais de cette petite visite-là. Et espérer qu'elle ne décide pas en prime de couper sa couverture liée à la médication.

Sinon ici il fait toujours de plus en plus chaud (je relativise, je sais où c'est que vous vivez), sauf le vendredi, c'est comme ça je vous demande de bien vouloir respecter ça, et comme on est toujours des touristes, et pas que de simples touristes, ceux avec des loupiots, on s'apprête ce week-end à aller faire une petite visite sur un thème enfantin (et coloré) : visiter l'usine à Jelly Belly. Père Normand n'est pas trop chaud à l'idée de nous conduire là-bas, mais nous (comptez trois enfants) on ne veut pas rater ça. En plus, il annonce 36 degrés dans cette contrée non-lointaine et je n'en crois pas mes oreilles (je ne sais pas pourquoi j'écris oreilles car je l'ai lu de mes yeux lu). Je veux me rappeler ce que ça fait (mais je ne parlerai pas de ce petit détail non-tempéré à mon chauffeur car c'est un plan pour qu'il annule tout).

On se reparle! Et bon week-end!


lundi 6 août 2012

Au secours!


L'école n'est pas encore commencée qu'on est déjà en retard! L'année scolaire débute normalement le 20 août prochain et se termine le 31 mai 2013. Mais je devrais dire débutait. Et aussi se terminait. Car notre école assignée a changé aujourd'hui et tout le reste avec.
On a reçu une lettre aujourd'hui pour nous annoncer que le pool dans lequel on était pour aller à notre premier choix d'école nous a souri! Mais cette école n'est pas exactement comme les autres : son horaire est réparti sur toute l'année et la rentrée a déjà eu lieu au mois de juillet!

Enfin pour l'instant on n'est inscrit nul part. Si on ne se présente pas pour confirmer l'inscription avant le 10 août prochain, on n'est tout simplement inscrit à aucune école. Quand le pool d'attente pour une école tourne à votre avantage (on vient de piger votre nom!), vous devenez automatiquement membre de cette école. Bien sûr tout cela nous arrange, mais je me demande seulement si Flavie sera kidnappée au moment où on mettra les pieds dedans pour l'inscription, considérant que l'école a déjà connu sa rentrée 2012-13.

Côté proximité on gagne (200 m versus 1.3 km). Côté performance des étudiants on gagne (8/10 versus 7/10). Côté grosseur on gagne (vraiment? 400 étudiants versus 200 étudiants).  Côté langue on gagne (russe versus cantonais). Pour celle-là je blague totalement. Mais c'est sérieux. Notre "ancienne" école offrait un cheminement en cantonais, alors que celle qu'on a dorénavant offre un cheminement en russe. Mais ne vous méprenez pas : il y a quand même plus d'un étudiant sur deux aux origines asiatiques. Et notre cheminement à nous est celui qu'on nomme général. Alors on entendra seulement un peu plus de russe dans notre nouvelle école que dans celle qu'on aurait eu.

Demain on avait déjà des vaccins de prévus, alors pour l'inscription ça ira à mercredi. Et entre vous et moi, j'aimerais bien avoir reçu son sac d'école (livraison attendue ce mercredi!) avant de l'envoyer se faire des nouveaux amis...

Parlant de sac, vous, vous savez quoi mettre dedans une fois que vous l'avez? Ici pas moyen de trouver une liste d'effets scolaires à se procurer, personne n'en parle, rien, nothing, ничто (bonne blague pour le russe hein?). Je n'ai pas d'expérience pour l'instant mais il me semblait que c'était le genre de truc reçu dans le courrier et qui devait être magasiné avant le premier jour d'école. Anyway, j'imagine qu'il y aura une suite à ça à un certain moment, quelque part....
À bientôt!

dimanche 5 août 2012

L'erreur à ne pas commettre

Quand vous regardez la photo du Golden Gate Bridge live sur une webcam mais que vous ne le voyez pas
Mais où est ce satané pont?!

Quand vous constatez avec étonnement que le thermomètre de la température prévue à défoncé le plafond de façon inattendue... Il fait certainement 20 en quelque part à SF, MAIS, je mets ma main au feu, ce n'est pas chez vous (...). Et il est utile de remarquer comme ça que le nuage annoncé pour la journée laisse apparemment paraître un soleil jaune... Mais soyez un résident averti, rappelez-vous les petits climats et ne vous laissez pas berner... ils sont réels!


Alors finalement, quand toute ça se produit en même temps, je vous conseille en amie de ne pas mettre vos sandales. Car il ne fait pas 20! C'est de la tromperie!
Juste en passant ici on considère qu'il n'y a que deux saisons. L'été et l'hiver. Tandis que l'été il fait 20, en hiver il fait 12. La mère de l'amie de Flavie a comparé la journée de vendredi passé à une journée d'hiver. Si c'était l'hiver vendredi, alors l'hiver n'est pas trop épeurant... le jour. Avec mon expérience personnelle, je tiens à préciser une chose quand même : je ne me promènerai pas en sandales!

Et comme on parle d'hiver, que j'associe avec énergie et kwh, je vous annonce avec satisfaction que nous avons épargné 38$ sur notre dernière facture d'électricité! J'attends aussi la prochaine, car celle qui vient de passer comprend cinq ou six jours pour lesquels on n'était pas au courant de l'entrée en fonction de la nouvelle facturation. Alors on a fait des choses terribles qui ont coûtés chers et qu'on ne ferait plus maintenant!
Je vais dorénavant tenter de moins parler de température et de facturation, mais j'aime tellement les chiffres que je peux pas totalement m'en empêcher! Papa, sais-tu de quoi je parle?
Je vous laisse! Mais je ne vous oublie pas! xxx

dimanche 22 juillet 2012

Eau et ports

 Samedi on est allé au bout est de la péninsule pour aller voir les ports et ce qui se passe par là-bas. En prime de l'atmosphère marine et touristique de la place, on a eu la chance de voir le pont de la banlieue est pour la première fois de près, le Oakland Bay Bridge. Mais qui vient ici pour voir ce pont? Pendant qu'on était là-bas Alex m'a demandé si j'étais game de prendre une photo du pont à côté de quelques touristes et de leur dire comment je le trouvais beau, ce Golden Gate Bridge! Ou d'essayer de faire croire aux visiteurs que le Golden Gate Bridge, sur lequel on a une excellente vue dans sa robe de primer, est à la veille de recevoir une future couche de peinture orange, ce pourquoi il est présentement gris. Et pour répondre à la question, c'est un non vraiment négatif, je ne suis pas game! Je ne suis pas encore prête à passer pour une débile heureuse de façon volontaire. Une autre fois peut-être.
Et on peut officiellement parler de saison touristiques. Maintenant nos sorties sont remplies de sonorités et de hordes québécoises. On les voit, on les entend, on les reconnait. Non j'exagère ici, mais vous comprenez. Ils sont partout. De toute façon la saison est ouverte c'est clair, les autobus débordent. En tout cas si ce n'est pas à cause des touristes, c'est vraiment parce que c'est les vacances et c'est dommage. Parce que certains trajets deviennent impraticables en auto comme en autobus!

mardi 17 juillet 2012

Le Phare de Sausalito

En fin de semaine on aurait voulu voir le phare de Point Bonita mais on a eu quelques contretemps alors finalement on a seulement fait le voyage en autobus sans descendre à la destination. Au moins on sait déjà que c'est beau dans ce coin-là.
En commençant on voulait faire la visite samedi, mais on a découvert que l'autobus qui se rend là-bas ne passe que les dimanches et les jours fériés. En deuxième on a eu Milo qui a dormi un peu plus longtemps que d'habitude. À 12h30 il se réveillait à peine, seulement trois heures avant la fin des visites.  On a finalement attrapé un autobus qui nous permettait d'arriver à temps, mais le nez de Flavie, pas encore reconnu pour ses comportements hasardeux, s'est mis à saigner comme seule la tuyauterie de mononcle Benito en a le secret, à quelques minutes de la destination. Le temps que Flavie comprenne, nous indique le léger problème et que l'on sorte le matériel requis pour absorber le fluide corporel, elle s'appelait déjà Flavillon Vermillon. De façon peu subtile. Alors dans les circonstances on a choisi de rentrer, mais ce n'est que partie remise.

 

Sinon, de ces temps-ci Flavie n'arrête pas de perdre des dents alors on a commencé à la faire payer dans les autobus. Je crois que ça aurait commencé à être dur d'expliquer qu'elle a moins de cinq ans (n'est-ce pas).

À une prochaine fois!

mardi 10 juillet 2012

One of these Days

Aujourd'hui était une journée Smart. Hier aussi. Et demain le sera également. C'est une journée où l'électricité coûte plus cher.  Enfin ça dépend du type de plan d'électricité que tu as choisi.
Quand on est arrivé ici on n'avait pas de compteur intelligent, et alors pas de plan particulier. L'électricité coûtait à tout moment du jour la même affaire. L'électricité comme on l'a toujours connu, finalement. Mais maintenant que le compteur intelligent est installé, on a plusieurs possibilités. On a choisi le plan tout simple que je décris ici tout de suite :

Les prix sont les plus bas : la nuit, les fins de semaine et les jours fériés en été et en hiver.
Les prix sont bas : les matins et les soirs de la semaine en été et en hiver.
Les prix d'été sont élevés : les jours de semaine entre 13h et 19h.
Les prix d'hiver sont élevés : les jours de semaine entre 17h et 20h.
Les prix sont les plus élevés : les jours d'été entre 14h et 19h sur un maximum de 15 jours chauds (Smart Days).

Les Smart Days sont communiquées une ou deux journées à l'avance par la compagnie d'électricité en fonction de la température. Normalement, une Smart Day signifie journée chaude. À San Francisco on rit. Car on ne suit pas tellement bien les vagues de chaleur. Alors pour un premier Smart Day hier, il faisait.... 18. Aujourd'hui c'est plus respectable il fait 23 (mais combien foggy!). Mais on comprend que pas si loin dans l'Est, à Antioch par exemple, il annonçait 36.

Toute cette description est bien belle, il reste difficile de savoir ce que ça nous coûtera. En plus ils ajoutent du tiered pricing, ce qu'ils définissent comme étant la variation du prix en fonction de la quantité d'électricité consommée sur la période de facturation. Le plus tu en utilises, le plus cher ça devient, quoi. Wow lâ. Je vous reviens le mois prochain pour savoir ce que ça donne. Et si ça donne pas bien, on ne peut pas changer de plan avant un an. Aussi bien devenir noctambule à ce moment-là.

Bonnes SmartDays à tous.
Mais où est passé le pont?!?!



mercredi 4 juillet 2012

4 Juillet 2012

J'ai fait la chose la plus gênante que je n'avais pas faite depuis longtemps : manger des hot-dogs gratuits. Moi je mange des hot-dogs une fois l'an, c'est-à-dire nécessairement lors d'une fête patriotique. Cette année c'était l'indépendance, d'habitude c'est la St-Jean. Sauf qu'aujourd'hui il fallait entrer dans un commerce et c'était... désert. En fait, non. Il y avait une madame. On est entré, et quelques minutes plus tard ils y avait six ou sept personnes de plus pour nous accompagner. Anyway. C'est maintenant réglé pour l'année.

On a voulu aller voir un peu les animations dans le coin de Ghirardelli Square, où on aurait été en mesure de voir les feux d'artifices. Mais finalement après une bonne et agréable marche le long de la San Francisco Bay Trail et quelques péripéties d'autobus où les gens s'entassent comme des sardines, on a décidé de ne pas s'éterniser pour la soirée et de retourner manger le souper à la maison. De toute façon dans des foules avec des enfants, je ne trippe pas spécialement. Être dans une foule d'Américains, je trippe encore moins, alors imaginez être dans une foule d'Américains saouls. C'est bien ça, on avait pas le sentiment assez patriotique pour ça. Ce n'est pas tant la foule que la façon de rentrer après. Il n'y a pas de métro et il y a tout ce tapon de fêtards. Je regrette seulement pour Flavie qui aurait voulu voir des feux d'artifices.

Bien heureusement pour nous on n'a pas tout raté le party. Ce court moment (mémorable), directement filmé à partir de la fenêtre de la maison, a eu lieu quelques minutes avant que les policiers viennent rétablir l'ordre, ordre sans nul doute réclamé par quelques voisins excédés.



Ça me fait penser que cette semaine, lundi en rentrant de Santa Cruz, j'ai assisté à une arrestation policière qui s'est déroulée devant la fenêtre de la maison. Je ne sais rien de ce qui s'est passé, j'ai seulement aperçu les phares et les sirènes s'arrêter chez moi alors que j'allais me coucher. Ça été très long et après avoir menotté le monsieur et envoyé patrouiller une voiture dans le quartier (elle est revenue un peu plus tard), les policiers se sont dirigés au coin nord de la rue pour "reconstituer" la scène ou recueillir je ne sais trop quelle information. Mystère.

mardi 3 juillet 2012

Premières

C'est  drôle la semaine passée la proprio qui habite en face est venue pour me demander quelque chose sans se présenter comme si je savais qui elle était. Elle me demandait de faire couler l'eau des robinets de la salle de bain et faire marcher la toilette pour vérifier si on était responsable du déluge chez notre voisin du sud. Fin de l'anecdote. Je pense qu'on saurait si c'est à cause de nous. Mais quand même, ça ne m'aurait pas étonné.

Je n'ai pas beaucoup de temps pour écrire mais je dois dire que beaucoup de choses se sont passées depuis la dernière fois. Par exemple pour la première fois depuis qu'on est ici, il pleuvassait pendant la journée! Wow. Ok c'est vrai, on a été accueilli à la sortie de l'avion par une pluie abondante au mois de mars dernier, mais depuis, à part un orage de soir quand on habitait dans la Mission, quelques matins où visiblement le sol était humide, aucune autre manifestation de pluie n'a marqué les environs.

Aussi, on a visité le Lands End, et je dois dire qu'en situation de pluie (lol) c'est très brumeux et l'effet est surréel. Je ne sais pas ce que ça donne quand il fait grand soleil. On pourra comparer alors.

On a aussi pris une journée off lundi pour aller à Santa Cruz. Il y a un parc d'attractions et toute notre concentration est passée par là, un peu contre notre désir premier. L'accès au site est gratuit et les manèges sont payant à l'utilisation (à moins d'avoir une passe) et on avait acheté pour 30$ de coupons à 1$ sachant que le coût d'un passage est variable de trois à cinq coupons. Comme il y a un spécial le lundi 17h et qu'on était lundi proche de 17h, le prix de tous les passages était de un coupon. Alors on a ridé un peu plus que prévu. Et raté un peu l'occasion de voir la ville. J'ai acheté un chandail de Santa Cruz et Alex dit que c'est un peu comme acheter un chandail écrit Longueuil dessus et de le porter à Montréal. Wow lâ. Mais comme je me fiche de ce que les gens pensent, j'aime mon chandail car il est beau et doux. Il est plus beau que le chandail rose de Washington D.C. de ma soeurette qui en a un. Et Washington D.C., come on!

On est aussi allé voir les Painted Ladies pour de vrai aujourd'hui. Une belle rangée de maisons victoriennes, et de Alamo Square cela donne une vue mémorable, mais je les trouve un peu overrated. J'ai vu sur Divisadero des maisons qui sont pas mal plus remarquables. Et les vues à San Francisco ce n'est pas ce qui manque.

Bon et maintenant on se prépare pour les festivités du 4 juillet. À bientôt!

mercredi 27 juin 2012

Que faisiez-vous ce mercredi après-midi?

Nous on était à moins de trois kilomètres de la maison! Je vous inviterai quand vous passerez par ici. Ça me fera plaisir. Très.


vendredi 22 juin 2012

Nouvelles

La fin de semaine dernière on a commencé à visiter selon les suggestions retrouvées dans ce guide.  Flavie était contente parce que non seulement c'est prévu pour les enfants comme elle, en plus on l'a laissé choisir les itinéraires à faire. On a donc commencé par une expédition au quartier chinois samedi, et poursuivi par une autre dimanche à Bernal Heights.

Il fallait bien être au quartier chinois pour parler pour la première fois en trois mois avec de véritables québécois qui étaient contents d'avoir reconnu leur accent natal dans nos bouches personnelles. Après quelques minutes de sympathie on est allé visiter le magasin au mille et un cerf-volants sans oublier la fameuse usine de biscuits chinois, où il ne s'en fabrique pas moins de 20 000 par jours sur de petites machines vieille-méthode. La minuscule usine est située sur une célèbre artère qui sert l'occasion dans les films, comme par exemple dans Indiana Jones and the Temple of Doom.
Je crois que c'est la plus chaude journée qu'on a connu jusqu'à présent. Il faisait 27 degrés.
Ross Alley et nous

À Bernal Height, je sais pas ce que j'ai trouvé le plus amusant. Le trajet en autobus ou le parc presque désert au sommet d'une petite colline. Le trajet était parsemé de montées et de descentes plus acrobatiques les unes que les autres, à se demander parfois si les autobus étaient en mesure de faire le tout sans anicroche. J'exagère un peu, mais cet incident permet de penser que l'exercice peut quand même mal tourner! Anyway, on s'est bien amusé même si la température là-bas contrastait significativement avec celle de la veille au quartier chinois.


Et aujourd'hui, on a manqué d'eau!!!!!!!!! Mais pour 15 minutes seulement... vous avez eu peur non? Pas moi car on avait reçu un carton pour nous en aviser. Ils ont changé le compteur d'eau de la maison pour un autre plus high-tech. À vrai dire on s'en fou, ce sont les proprio qui s'occupent de cet aspect de la maison. Alors il est neuf mais on ne s'en rendra jamais compte.

C'est tout pour l'instant. À bientôt!

mercredi 13 juin 2012

La propreté à portée de main

Le chauffe-eau est de ce matin tout neuf maintenant. Cette petite amélioration nous laisse supposer qu'un incident similaire ne surviendra plus pendant notre occupation. Mais après trois jours sans chauffage, quatre jours sans eau chaude, on se prépare mentalement aux cinq jours sans frigo, six jours sans laveuse ou sept jours sans lave-vaisselle. Pour ne pas être déçu quand ça arrivera.

Au moins cet épisode nous aura distrait d'une certaine tentation autrement insoutenable d'assister au World Naked Bike Ride qui avait lieu durant la fin de semaine dernière. Mais peut-être devrais-je cesser de vous parler de ces événements de tout-nus du coin car vous allez finir par associer San Francisco à légèreté vestimentaire. Bien sûr c'est quand même une joke, on n'a pas senti de tentation, je dirais même plus que pendant ce temps nous on se faisait shaker le bacon au musée des sciences en visitant l'exposition sur les tremblements de terre. Et en regardant les poissons de l'aquarium.

On a trouvé Dory! ...ou est-ce qu'il fallait trouver Nemo?
22 juin : J'ai pensé que comme Milo vous aimez les poissons alors j'ai ajouté une apport visuel plus représentatif.

lundi 11 juin 2012

California, USA

Ou est-ce qu'on ne dit pas plutôt California, Siberia? Parce que je vous le dis ce n'est pas toujours clair. Il y a quelque temps on manquait de chauffage. Maintenant qu'il est réparé et que la température s'est réchauffée avec la saison, c'est au tour de l'eau chaude à nous manquer. Depuis samedi on n'en a plus alors ça commence à faire longtemps je dirais. La maison a presque cent ans, mais ses organes rajeunis n'ont pas l'air motivés à la tenir en vie la pauvre (et parfois je me préserve de penser à autre chose comme par exemple à un tremblement de terre). Tout cela pour dire que je trouvais que ma douche manquait de vapeur samedi quand je passais par là pour une cure de propreté. J'ai cru qu'Alex s'était peut-être donné à fond pour vider la tinque et je ne me suis pas inquiété. Erreur.
Alors donc comme l'eau chaude était froide samedi soir à l'heure de la vaisselle, on a tenté une réanimation prudente (c'est quand même un chauffe-eau au gaz) avant de joindre les propriétaires. Ah ces propriétaires! Je vous en ai déjà parlé? Vraiment? Rien de très sympathique en réalité, probablement correctes, sans plus, on ne les a jamais rencontré.
La dame qui habite en haut doit avoir 90 ans et se fait sortir par des organisations de vieux chaque jours. Si la maison est à elle comme on nous l'avait fait savoir quand on a visité la maison la toute première fois, ce n'est plus elle qui s'en occupe, c'est sa fille... qui habite en face.
L'agente qui nous a loué la maison nous avait dit qu'on ne devait pas savoir que cette fille habitait la maison de l'autre côté de la rue. Vous avez compris : on le sait, mais on ne devrait pas. Elle était visiblement amusée quand elle nous l'a dit. Il faut envoyer les chèques de loyer à une boîte postale, qui laisse inconnue l'adresse réelle de destination (je serais bien allée les porter l'autre côté de la rue, moi!),  et pour lui parler on tombe invariablement sur une boîte vocale. C'est là que le fun commence : à quel moment prendra-t-elle ses messages? 
Vous avez deviné, c'est absolument imprévisible. Après trois tentatives pour la joindre, elle nous a rappelé ce soir 21h. Avec tout ça, elle habite toujours en face, et on ne le sait pas. D'ailleurs à ce sujet, je dirais qu'ils se "cachent" comme des gamins de trois ans quand je vois un jeune ado de 14 ans sortir de chez lui en pyjama pour entrer dans le garage en-dessous de mon salon. Ou quand la dame qui vient voir sa mère chaque jour se trahit en laissant les murs de cartons transmettre un "Hi Mom!!" sonore. Ou encore quand elle change son char de bord de rue pour le mettre devant l'entrée du garage de notre maison. Anyway. J'espère que le Nick-le-plombier qu'elle m'a référé pourra réparer mon chauffe-eau demain matin.



lundi 4 juin 2012

Le temps qui passe

Aujourd'hui on a conclu deux choses : un an de vie ainsi qu'une future année d'école.
Pour la première chose c'est facile. Fiston est né à la date d'aujourd'hui mais l'an passé. On lui a célébré un anniversaire qu'il semble avoir apprécié. Alors on remet ça à l'agenda pour l'année prochaine.



Pour la deuxième, c'est simple aussi. On a été refusé dans les six choix qu'on avait énumérés sur notre liste d'écoles préférées pour Flavie. Toutes ces écoles sont complètes pour la maternelle de 2012-2013. On était un peu tardifs pour les inscriptions faut-il le rappeler. Alors on a obtenu une "suggestion" qu'on ne peut refuser sinon on devient tout naturellement membre de l'école buissonnière sans autre possibilité. On est ok avec la suggestion, un peu moins intéressante mais acceptable comme les autres. On s'est inscrit sur la liste d'attente de notre ancien premier choix de liste, ce qui fait que tout n'est pas perdu. On est content de savoir qu'on pourra s'instruire comme tous les autres petits américains. Bientôt on va aller voir de quoi elle a l'air cette école. Pour se préparer, tranquillement.

Alors à bientôt! Goodbye! ¡Adiós! 再见!

dimanche 3 juin 2012

Vers l'inconnu

Pour la première fois hier on partait en voiture, vers des endroits parfaitement inconnus. Alex a obtenu son permis de conduire californien il y a deux semaines et avec notre abonnement à zipcar, on a pu faire comme à Montréal et louer une voiture pour la journée. Le meilleur dans tout cela c'est que la location n'a pas coûté un sou. En s'abonnant à zipcar au mois d'avril dernier, Alex a eu droit à un numéro qu'il pouvait donner en référence à d'autres pour obtenir et donner 25$ de crédit sur son compte et le compte du futur autre abonné. Grâce au fait qu'il a publié son coupon sur retail me not, site utile à côtoyer quand on aime faire des emplettes sur internet, il avait à son compte 125$ en crédits valides hier. Les crédits expirent après 30 jours, ce qui fait que certains autres montants avaient déjà expirés, mais d'autres nous avaient aussi aidé par le passé alors qu'on déménageait dans le Sunset. On a loué le véhicule pour 24h (quelques dollars de plus que pour la louer 7-8h), ce qui fait qu'on avait en plus de cette gratuité toute la liberté sur le moment de rentrer, et aucune inquiétude (autres que celles habituelles) si des embouteillages venaient à nous embêter.

Avec pas de stress comme ça et avec la nouveauté tout partout écrit en grosses lettres, on est monté dans le nord pour essayer le célèbre pont et voir la nature environnante moins accessible par les transports en commun. Donc destination Stinson Beach, et sur le chemin du retour, arrêt à Sausalito. Je ne suis pas caméraman ni artistiquement reconnue, mais j'ai voulu m'amuser un peu alors voici comment on se sent quand on part dans d'aussi bonnes conditions :
Il y avait dans les routes tortueuses et étroites des montagnes des cyclistes (fous?!) qui circulaient ici et là dans les courbes innombrables du chemin. Un peu dangereux considérant qu'on ne voit conséquemment jamais très loin devant. Dépasser un cycliste devenait une affaire délicate car on est du type à aimer éviter les face à face. Et en plus moi-même, sécuritairement assise dans une voiture prudente, j'avais un espèce de vertige à certains moments à regarder dans les précipices qu'on côtoyait d'assez près. Une véritable aventure (bon ok, en tout cas pour moi).

Mais attention à Stinson Beach! La plage fait aussi partie du triangle rouge de l'océan pacifique, où des attaques de requins surviennent à certaines (mauvaises) occasions! Soyez aussi avertis de la présence de sneaker waves, probablement plus enclines à se manifester... Ne pas tourner le dos à la vague! Pas d'inquiétude pour nous, l'eau était tellement frette qu'on avait pas trop envie de se baigner... Il y a toujours surfers (plus ou moins doués en tout cas) et baigneurs enjoués pour faire ça à notre place.
Sausalito
Stinson Beach


Et comme on avait la voiture pour toute la nuit si on voulait, en revenant on est allé faire la plusse grosse épicerie jusqu'ici réalisée dans notre vécu californien. Yé!

mardi 29 mai 2012

Moment cuteness

Nous quand on va jouer au parc, on se méfie du soleil radieux. Notre parc est quand même bien couvert alors on est content. On fait aussi attention de ne pas blesser les autres avec des singeries dangereuses, ce qui est quand même assez facile considérant que Flavie n'est pas une athlète encore reconnue pour ses cascades multiples et téméraires (et que je sais me retenir), on ne lance pas de sable non plus car on aime avoir les yeux propres pour voir et on essai d'escalader les glissages dans le sens de la gravité, évidemment que ça va plus vite de même. Mais on doit aussi faire une autre chose qu'on n'a pas l'habitude de faire : se méfier des coyotes. Ce qu'on fait assez bien aussi car ils ont tendance, d'après les avertissements, à se promener tôt le matin et au coucher du soleil le soir. Alors tsé, on est déjà bon là-dedans aussi.


N'empêche, on est allé jouer au parc aujourd'hui à l'heure où ces petits chenapans ont été vu, mais on n'était pas à la bonne place à ce moment. Dommage. Une autre fois peut-être.

Ah et il semblerait qu'il fait chaud mais un peu mouillé à Montréal? Nous, c'est toujours un peu frais mais la pluie ne se manifeste vraiment jamais. De toute façon, nos arbres n'ont pas besoin de raison pour tomber. J'espère juste que pendant ce temps ma maison à Montréal ne prend pas l'eau...
À bientôt!

dimanche 27 mai 2012

75 ans

Aujourd'hui il faisait beau et c'était le 75e anniversaire du pont du Golden Gate. Des festivités étaient prévues pour la journée et donc on a voulu aller les voir. On s'est rendu là-bas à pied question de profiter du beau temps, d'un moyen de transport fiable et de la poussette dans son état déployé. Petit voyage qui a représenté environ 6 km de zigzags dans toutes les dimensions pratiques, gauche-droite, haut-bas. On a marché dans les montagnes du parc Presidio pour la première fois, découvrant terrains de jeux, golf et nouveaux paysages pour notre grande satisfaction.




C'est écrit dans le ciel!
En rentrant on a pris le premier autobus qui pouvait nous sortir du parc (c'est pas qu'on voulait pas marcher, mais on a pensé à Flavie!) et il nous a mené sur la rue Fillmore au coin de Lombard (on a hâte d'aller voir le bout de cette rue dont les courbes sont reconnues mondialement). Et on a gravit à pied les pentes qui nous ont mené de Green à Broadway. En fait Alex aurait passé sur la rue d'à côté, mais je préférais essayer ces inclinaisons personnellement. J'ai eu du mal à croire, à la fin de l'expédition (car s'en est une vraie, spécialement avec une poussette) que c'est seulement la neuvième pente la plus inclinée de la ville : 24%. La plus inclinée est la rue Filbert entre Leavenworth et Hyde. Je compte bien aller l'essayer aussi, à 31,5% d'inclinaison! Mais c'est bien fait pareil : les stationnements sur la rue sont perpendiculaires au trottoir, ce qui ménage le brake à bras je suppose. Et de petits escaliers sont moulés dans le trottoir : à utiliser avec pas de poussette, bien entendu.

Il y a apparemment une rue plus inclinée que celles d'ici au Québec : il s'agirait de la rue Côte St-Ange, à Chicoutimi. Je la connais pas, mais il semblerait qu'elle soit inclinée à 33%. En hiver je sais pas à quoi ça ressemble mais je m'inquiète sérieusement en pensant aux situations de verglas!!!

mercredi 23 mai 2012

Précision météo

Je pense qu'il aurait été préférable de donner un exemple de jour...


56 = 13 degrés celsius
69 = 20 degrés celsius

Ça fesse à Lake Merced!

lundi 21 mai 2012

Vague d'humidité

Ha cette brume! Légère poussière fraîche (et mouillée) donnant la sensation perpétuelle de mystère et de mélancolie... Quand il fait soleil et que le vent est doux (ou quasi-absent), on ne se sent pas mouillé ni mystérieusement mélancolique. C'est bien car il arrive souvent que le soleil brille par ici. Jamais trop chaud jusqu'à maintenant cependant.
Ce qui arrive en réalité c'est qu'il est dur de savoir comment s'habiller certains jours. Prenez par exemple samedi le 12 mai dernier. Avec comme prévision 22 degrés celsius et un magnifique soleil joliment affiché sur l'écran de mon iPod, j'ai cru à l'été.... un peu trop rapidement. Ça ne s'est jamais concrétisé. Il a fait à son maximum 19 degrés celsius, avec un vent constant et un ciel couvert de brume... ce qui devait nous donner à peu près 13, ou peut-être14 degrés (sans blague!). On a donc un peu écourté notre agréable sortie. On sentait la fraîcheur sans se sentir mouillé, mais on voyait le crachat de l'océan en levant le nez vers le ciel. Regardez devant les montagnes de ce petit extrait vidéo pour vivre cette incroyable expérience sans craindre de mouiller votre appareil électronique :

Il faut aussi faire attention à sa destination à San Francisco : les microclimats sont une autre réalité dont il faut parfois tenir compte... Prenez cette carte météorologique. Elle reflète la température actuelle dans les différentes parties de la ville. Entre 53 et 57 degrés fahrenheit (respectivement 11,5 et 14 celsius), il n'y a peut-être pas tellement d'écart, mais parfois il est suffisant pour passer de chair de poule à confort. De manteau à veste. De veste à manches courtes. Enfin vous voyez le pattern...
Je pense à tout ça et ça me donne hâte de mettre mon manteau d'hiver pour une visite de soirée à la prison D'Alcatraz!
Bonne nuit et à bientôt pour d'autres récits inédits!

La suite

On a survécu à la menace nudiste de la journée Bay to Breakers! À l'heure où on est allé voir le "défilé", vers 10h, les gens sérieux qui couraient pour la gloire et le défi étaient rendus à la ligne d'arrivée depuis belle lurette. Nous, on était dimanche matin et pas encore sorti de la maison. Mais à 10h,  il y avait beaucoup de monde encore sur la piste, pas vraiment en train de courir (pas du tout plutôt), et je soupçonne même beaucoup d'imposteurs venus s'introduire pour faire partie de la game sans avoir eu à payer un rond. On a marché à contre courant (comme des saumons) plusieurs avenues sur les trottoirs de John F Kennedy Drive, et avec un peu de malchance on pouvait apercevoir des tout-nus parmi les costumes, ici et là (qui n'avaient pas oublié d'apporter leur pack-sac). Ils étaient rares, dieu merci, et fondus dans la foule, mais alors que jamais on aurait compté sur cette possibilité pendant qu'on attendait l'autobus pour rentrer de la plage, on en a vu un, avec ses amis (eux, habillés), dans les rues de la ville (on ne parle plus du parc là) quatre heures et demie après la fin de la course. Par chance on connait les étiquettes qui s'appliquent dans ces situations : ne pas contempler. C'est très facile, en tout cas quand on est sur le trottoir opposé. De près ça nous est encore jamais arrivé. Mais je vous le dis, on connaît l'étiquette. Évidemment ça inclut pas de photo. Alors je vous en mets une de deux guignols déguisés en pont. Ça doit pas courir bien ça, c'est peut-être pourquoi ils marchaient. Ceux qui veulent des photos plus représentatives et de meilleure qualité de l'événement peuvent aller ici.
À bientôt.


samedi 19 mai 2012

Bay to Breakers

Je feuilletais cette semaine mon guide touristique Lonely Planet dans le but de découvrir les activités notables à faire dans les alentours en cette période de l'année. Même si à deux reprises les gens nous ont demandé des directions pour aller attraper une route ou autre destination comme si on venait d'ici (lol, et dans 50% on connaissait la réponse!), je vous rappelle qu'il nous reste beaucoup d'activités de touristes dans notre sac (sans blague). Touristes sans contraintes temporelles, voilà ce que nous sommes.
Donc j'ai regardé les activités/événements du mois, et j'ai trouvé cette splendide description d'événement concernant le troisième dimanche de mai (ouf, juste à temps) :

Bay to Breakers
Run costumed or naked from Embarcadero to Ocean Beach, while joggers dressed as salmon run upstream.

Moi et Flavie on a bien ri. Je ne sais bien pas si l'affaire des saumons c'est sérieux, mais il paraît que les tout-nus, c'est véritable. D'après les photos et vidéos disponibles sur les internets, ça me paraît marginal en tout cas. Les costumes de toutes sortes sont beaucoup plus arborés que le costume d'adam. Ce que je sais en tout cas c'est que ce n'est pas possible de courir avec une poussette ou autre objet à roulettes, donc je suis injustement éliminée depuis le début. Mais je compte bien essayer d'aller renifler un petit coup, question de pouvoir témoigner de cette course historique dans sa 101e représentation. Comme la ribambelle de guerlots passera dans le célèbre parc dont nous sommes les voisins, ce ne sera pas difficile à faire.... en autant que je sois prête à temps. Je dis je car je pense que Alex préfère ne pas exposer Flavie à un événement potentiellement ahurissant pour un enfant innocent de son acabit. Mais je ne pense pas que Milo en fera de cas. À voir...

jeudi 10 mai 2012

Bike to Work

Aujourd'hui c'était la journée au travail à bicyclette (Bike to Work Day). Ce n'est pas que je travaille ni que je me promène à bicyclette, mais le vélo est semble-t-il de plus en plus populaire, et l'événement aussi. Entre 7h30 et 9h30, les cyclistes pouvaient s'arrêter à 27 différentes stations "revigorantes" sur les parcours cyclistes pour un café, un bagel ou même un sac réutilisable à l'effigie de l'événement (que je ne mangerais qu'avec parcimonie cependant s'il doit être réutilisé...).
L'an dernier les vélos ont représenté 75% du trafic de la rue Market pendant l'événement, ce qui n'est pas peu! Il est rappelé aux cyclistes de se tenir loin des zones de portes, c'est-à-dire loin des portes de voitures stationnées en bordure de la route car il semblerait que "getting doored" (belle expression) est la première cause d'accidents avec cyclistes à San Francisco. Je ne suis pas spécialement étonnée... les parking ici sont quelque chose, il me semble en avoir déjà glissé un mot...! 
Ce qui est bien c'est qu'il existe des parcours reconnus pour éviter au pédaleur san franciscain de suer derrière le guidon de son vélo conséquemment à l'ascension ici et là des bourrelets protubérants des rues de la ville. The Wiggle en est un exemple. Et c'est vrai que d'emprunter une rue plutôt qu'une autre peut permettre d'éviter des pentes raides qui ne se prolongent pas sur les rues voisines. Près de la maison on sait qu'on peut éviter une bonne saillie en marchant sur une rue plutôt qu'une autre. Au fond, ici, il y a beaucoup de bosses, mais qui sont pas très grosses (il y a 43 collines sous la ville). Ça permet de contempler beaucoup de beaux paysages en tout cas!

mardi 8 mai 2012

Démasqués!

L'accent des québécois ici ne pose aucun problème pour bien se faire comprendre, mais je dois avouer que c'est un peu drôle car les gens remarquent un accent avant même qu'on ait ouvert la bouche... ou presque. J'exagère à peine! Par exemple, je me rappelle un monsieur la semaine dernière à qui j'ai répondu à peu près juste "I just look young" (à c'est à vous ces deux enfants-là vous semblez tellement jeune!), "She's five" (à la question quel âge a la plus grande), "Yes" (à la question c'est un garçon en parlant de Milo) et "Yes they do" (à la question est-ce qu'ils aiment les chiens). La prochaine question était d'où vient votre accent et je me suis dit bon sang ça n'a pas pris grand chose attendez au moins que je crache un De ou deux! C'est incroyable. Mais c'est comme ça.
Et aussi, les gens s'adressent spontanément des sourires ou même des bonjours sur la rue ou encore sympathisent volontairement avec les gens qui attendent l'autobus avec eux. J'ai même déjà eu droit dans nos débuts itinérants à la question "Good morning How are you doing today?" d'un parfait étranger qui se voulait seulement gentil, alors que je circulais à bonne vélocité dans la direction opposée à celle de cet heureux luron. Il avait l'air content.

C'est peut-être la météo qui fait cet effet, la vitamine D, je sais pas quelque chose dans le genre. C'est vrai qu'on a beaucoup de soleil par ici, pas vous?