vendredi 21 septembre 2012

La navette

Ce matin, 10h21, au-dessus de Hellman Hollow, Golden Gate Park (identifié comme Speedway Meadow sur google), passait la navette spatiale Endeavour à dos de 747. Pour ceux qui n'en n'ont pas entendu parler si ça se peut, la navette partait gentiment reposer dans un musée à Los Angeles, mais avant de le faire, paradait au-dessus des États-Unis à basse altitude pour signaler publiquement sa retraite.
Difficile de savoir où se mettre cependant pour l'apercevoir au passage, car, aux dernières nouvelles, le gouvernement avait encore modifié la trajectoire du boeing.
Mais ce matin, c'était jour spécial d'école. Les enfants se rendaient à Hellman Hollow pour une journée d'activités à l'extérieur et comme Milo ne sieste pas avant 10h30, je les ai accompagnés jusque là-bas. En marchant de l'école à la destination, comme il était 9h30, on pouvait jeter un coup d'oeil à l'occasion en direction du pont pour surveiller l'oiseau géant arriver, mais rien ne s'est manifesté. Et pour vous dire, en arrivant là-bas, jamais on aurait cru possible de voir quoi que ce soit à partir de ce vaste terrain au milieu de la forêt.
Au moment où je me suis mise en marche pour rentrer à la maison, il s'est manifesté bruyamment contre toute attente et en moins de temps qu'il en faut pour délocker un iPod, il était passé au-dessus de nos têtes! Émouvant moment pendant lequel les gens se sont spontanément mis à applaudir. Flavie m'a dit par la suite qu'on aurait dit qu'il allait s'arrêter (juste pour vous dire à quel point il semblait près d'atterrir).
En sortant du parc, sept minutes plus tard, Milo et moi on l'a entendu repasser, mais on ne l'a vu nulle part... il était quelque part proche, mais trop bas pour être vu de notre emplacement. Dommage puisque j'étais prête cette fois-là!




Ça, c'est pas ce qu'on a vu, mais c'est ce qu'on aurait pu voir en étant disons mieux positionné :


Et aussi pour d'autres encore meilleures vidéos.

lundi 17 septembre 2012

Le bouton de la communication

Ici il y a des streetcars. Des autobus doubles. D'autres électriques. Et il y a aussi les reconnus cable cars. Il y a même des voitures à moustache!! C'est rempli de moyens de transport... ou de transports moyens, c'est selon le point de vue. Mais en général moi je trouve que c'est très bien et très pratique. Sans être parfait c'est sûr.
Par exemple hier, on voulait aller à Fisherman's Warf, mais à cause d'un incident sur la rue Market, on a eu un peu de trouble à se rendre. Premièrement parce que ça causait des embouteillages, mais aussi parce que les streetcars, sur des rails, étaient dans l'impossibilité de traverser un quadrilatère fermé pour une intervention des urgences. Les rails ne font pas de détours. Quelques autobus ont sauvé la situation.
C'est comme pour les autobus électriques. Si un seul est en retard, il peut mettre aussi en retard tous les suivants car ils ne peuvent pas se dépasser, vous comprenez. Et si c'est le trafic le problème (ce qui se peut trop), ben tout le monde est pris, il n'y a pas de voie réservée.
Ce qui est particulier ici, c'est la façon de communiquer des chauffeurs. Par exemple, ça se peut très bien qu'ils ne parlent pas. Hier j'ai demandé au chauffeur qui refermait les portes derrière moi s'il pouvait attendre Alex qui avait deux petites secondes de retard. Le chauffeur ne m'a pas regardé, n'a montré absolument aucun signe de vie mais a réouvert les portes (le cerveau n'est pas complètement off). De façon générale ils n'ont pas envie de dire allo non plus, ni bye. Il y a aussi ce petit collant installé près du chauffeur qui dit quelque chose comme "Ce chauffeur peut vous aider si vous avez des questions mais sachez qu'il doit se concentrer sur la route". Ils font bien ça.
Mais le plus amusant sans doute est leur façon de communiquer en général. Je vous donne un indice ce n'est pas avec la bouche. Ils ont à leur disposition des messages enregistrés à faire jouer à leur guise. Comme par exemple hier, le chauffeur a annoncé une chaise roulante en appuyant sur le bouton approprié. C'est  bien pratique, mais l'affaire c'est qu'il y a toujours quelques messages au démarrage de l'autobus (genre "Please hold on" et "Please reserve front seats for seniors and people with disabilities") et à l'arrêt (genre "Please exit to the rear doors"). Alors il est rare que les messages qui jouent soient attentivement écoutés. C'est pourquoi les chauffeurs développent l'agilité de communication par le doigt.  Ça se résume à être la capacité à appuyer autant de fois requises sur un bouton pour que les gens arrêtent d'ignorer le message.  Après trois fois, de mon expérience, ça fonctionne assez bien et les gens commencent à bouger. Mais c'est tellement impersonnel! Et je ne peux pas vous dire à quel point j'ai trouvé cela absurde la première fois que c'est arrivé.
Mais rassurez-vous, comme dans toute chose, les exceptions font la règle!


Bonne semaine.

jeudi 13 septembre 2012

L'optomé triste et autres anecdotes

Aujourd'hui en allant prendre un rendez-vous chez l'optométriste, j'ai rencontré pour la deuxième fois une madame du personnel qui a un jour dans sa vie eu des jumeaux et qui s'apprêtait à les envoyer à l'école que Flavie était supposée fréquenter (mais qu'elle ne fréquente pas, ce que vous savez déjà). La madame, la première fois, était contente d'expliquer à Flavie qu'elle (Flavie) allait pouvoir jouer avec ses deux enfants et qu'on allait sûrement se revoir régulièrement. Mais la madame, la deuxième fois, c'est-à-dire aujourd'hui, était pas mal moins contente que la première fois... Je lui ai demandé comment elle trouvait l'école mais je pense que si elle avait été muette j'aurais compris la même chose. Remarquez que je ne sais pas très bien ce qu'elle n'aime pas, elle s'est pas mal contentée de répéter qu'elle n'aimait pas à peu près tout, sauf le professeur peut-être qui semblait correcte (mais ça elle ne me l'aurait pas dit si je ne lui avais pas demandé), mais autrement, à part lui donner mes sympathies et lui demander si elle pouvait faire quelque chose à ce point de l'année (ce qu'elle ne peut pas), j'aurais préféré pouvoir sortir ou je ne sais pas, lui dire que mon école était pire que la sienne.
Anyway, je peux maintenant ajouter ce nouvel élément dans mon comparatif des deux écoles comme, je suppose, un autre point positif à notre avantage.

Ah oui et aussi ce soir, juste avant de rentrer souper peu avant sept heures, on est passé à côté du restaurant coréen qui se trouve près de la maison, comme on en a l'habitude. Sauf que ce soir on était Milo en poussette, Flavie à bicyclette, moi, l'amie de Flavie à pied ainsi que son grand-père. Au moment d'arriver à la hauteur du restaurant, il y avait une certaine discussion pour savoir qui allait utiliser le vélo en dernier, et tralali et tralalère, et alors je parlais avec les deux petites filles et le grand-père aussi, et quand ce fut réglé je me suis  redressée pour repartir en avant, mais là j'ai eu droit à tout un spectacle!! Il y avait une trentaine de touristes asiatiques en train de sourire ou encore rire de bon coeur à la vue de Milo, qui lui était un peu interloqué par la foule intéressée. Il a donc fallu se frayer un chemin à travers cette joie inespérée. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'il semble que ce restaurant soit le meilleur coréen barbecue qu'on puisse trouver à San Francisco, et les experts (sûrement des coréens) disent que pour du vrai meilleur il faut aller à Los Angeles. Et étant donné que c'est le plus meilleur, il y a un (ou des) circuit(s) touristique(s) qui l'inclue dans leur visite guidée, et de ce fait, d'énormes autobus voyageurs sont constamment en train de décharger leur exotisme à ce coin précis de la rue. Je pense qu'ils étaient contents de voir d'humbles citoyens san franciscains dans leur routine quotidienne, ou alors ils ont pensé qu'on était là pour les divertir en attendant le souper. Les quelques monsieurs qui n'étaient pas là pour admirer le petit enfant étaient en train de prendre quelques splendides clichés des alentours, qui sont, quand on connait le reste, assez quelconques. Cela dit, pendant quelques secondes, j'ai su ce que les stars ressentent quand elles croisent une foule admiratrice en délire!! Que wow!

Je ne leur ai même pas dit qu'il n'était pas San Franciscain! hohoho!

Bon, alors, c'est tout, merci d'avoir été là, et à la prochaine!

samedi 8 septembre 2012

Là où il vente

J'ai pensé que depuis le temps vous deviez vous demander si on n'était pas déjà rentré à Montréal! Pas encore non. Et je regardais tantôt les endroits qu'on a visités jusqu'à présent et je trouve qu'on commence à avoir touché à beaucoup de terrain. Mais des fois il faut faire attention aux visites improvisées.
Par exemple aujourd'hui, comme la journée était un peu avancée et qu'on était pas encore sorti dehors, on a décidé de faire une petite marche d'environ trois kilomètres pour profiter du soleil de l'après-midi, mais aussi pour aller voir un escalier de 163 marches, embelli d'une mosaïque faite d'autant de panneaux, que les gens de ce quartier ont réalisée ensemble sur une période de deux ans.  
En fait j'avais déjà voulu faire la sortie avec Milo il y a quelque temps, mais google m'avait donné un chemin beta, vous savez, où ils t'avertissent que les trottoirs peuvent manquer... Cela s'est avéré dans la probabilité cette fois-là, alors je m'étais dit qu'un autre moment serait mieux pour y aller étant donné le temps perdu à parcourir un chemin impraticable.
Enrichi de cette expérience, on a pris un chemin différent aujourd'hui, mais sans réaliser que celui-là nous ferait monter tout en hauteur, et qu'après des efforts soutenus sur de multiples coins de rue, une protubérance spectaculaire permettant presque de rire de Twin Peaks (mais pas. Twin Peaks a son plus haut sommet à 922 pieds, alors que celui-ci a seulement un peu plus des deux tiers de ce sommet) allait nous entraver la route. La simple marche s'était transformée en exercice notable, heureusement agrémenté de vues compensatoires, cela va de soi. 




L'océan, avec une meilleure résolution!

À Twin Peaks la semaine dernière, l'autobus avait monté pour nous une bonne partie de la montagne. Ici nos guiboles étaient solitaires dans des escaliers interminables. Mais d'après Flavie, qui était un peu épuisée par la montée et que la descente n'a pas apaisée, le déplacement valait le coup. Fiez-vous sur elle.