jeudi 26 septembre 2013

Quand ça sent mauvais

Je pause un moment aujourd'hui pour témoigner d'une expérience fabuleuse que je souhaite à n'importe qui : le durian.

Si comme moi vous n'y avez (aviez devrais-je dire) jamais goûté, vous en avez certainement déjà entendu parler. C'est un fruit qui apparemment sent tellement mauvais qu'il est interdit de consommation dans les lieux publics en Chine, à Singapour et autres pays similaires qui le font pousser. Moi c'était depuis longtemps sur ma liste des choses à essayer dans ma vie avant, vous savez, la fin, mais qui depuis un certain temps était dans un lointain repli de mes pensées (loin de mes yeux, loin de mon coeur, je crois). Et maintenant je vous assure que vous devez l'essayer aussi avant, vous savez, la fin. Indescriptible.


Pour ma part, je l'ai mangé sous sa forme lyophilisée. Un gros merci à mon amie d'origine chinoise qui a compris que ça manquait à mon passé lors d'une discussion à ce sujet, et qui a de la famille ici voyageant en Chine à l'occasion. Ce n'est pas que ce n'est pas trouvable par ici, mais à 13$ le 100g sur Amazon, ça ressemble à une denrée précieuse pour laquelle réfléchir à LA bonne raison de se le payer apparaît spécialement approprié. Maintenant que j'y ai goûté, et que j'ai été informé de son accessibilité sur les tubes de mon internet, j'aurai tous les éléments en main pour évaluer la prochaine fois.

Malheureusement pour vous, je ne peux rien dire au sujet de l'odeur. Je crois que la lyophilisation sublime l'odeur en même temps que l'eau. Ou bien j'aime les mauvaises odeurs, allez savoir. Je connais quelqu'un qui opterait sans hésitation pour la deuxième option, mais c'est vraiment mal me connaitre que de penser des choses de la sorte.

Sinon si on en revient du durian, on s'est amusé dimanche dernier à chasser les chiens qui étaient invités comme nous au Oktoberfest organisé par nos seuls et uniques amis Québécois-Francophones qui habitent à un petit quatre kilomètres de la maison (vous avez deviné qu'on y va à pied, spécialement quand il fait plus de zéro dehors!). Les saucisses étaient bonnes. Mais les (petits) chiens étaient un petit peu trop peureux pour le goût des enfants.


Une autre belle journée ajoutée à notre vécu Californien. À bientôt!

mercredi 18 septembre 2013

Loyer, alimentation et ballounes

Je vous ai laissé la dernière fois avec l'impression que les véhicules récréatifs qu'on rencontre fréquemment dans les rues ici sont toujours la propriété de hippies sans domicile qui aiment probablement la drogue (ou qui sont pauvres, probablement les deux). Même si c'est généralement le cas, il y a apparemment de jeunes gens au bon goût qui font la même chose pour les mêmes raisons même s'ils ont l'argent pour avoir un domicile fixe. Je suppose quand même que les couleurs de ce winnebago ne sont pas celles de l'arc-en-ciel, un préjugé qui me vient du fait que les comptoirs à l'intérieur sont en marbre et le plancher en bois franc. Je considère qu'il fait un choix de vie très intéressant.

Aussi j'ai mentionné quelque part que j'apportais mes propres algues (propres) à la plage pour manger sur un thème en harmonie avec les vagues et la nature marine. J'avoue que là aussi j'ai fait preuve de petitesse d'esprit car j'aurais aussi pu cueillir (en vue de consommer) celles que j'avais trouvées. Je vais méditer là-dessus... puis probablement passer à autre chose.

Avez-vous remarqué que l'année est presque terminée? J'ai appris une mauvaise nouvelle cette semaine quand La Symphonie m'a appelé pour me dire que le concert de Noël pour lequel j'avais acheté des billets a été remplacé par une autre représentation de pas Noël. Cela m'a forcé à chercher pour un autre concert, mais surtout à continuer de penser que Noël approche. Alors si vous n'aviez pas encore constaté, c'est réglé.

Je vous abandonne sur une vidéo toute fraîche sur laquelle quelqu'un que vous avez déjà vu ambitionne un tout petit peu sur sa consommation d'air. Ou essaie de faire des ballounes, ce n'est pas clair du tout.




vendredi 23 août 2013

Baghdad By The Bay

J'ai toujours cru que s'il y avait plus d'heures d'ensoleillement à San Francisco qu'à Montréal, c'est parce qu'à San Francisco les journées étaient confectionnées de plus de 24h. Ben c'est pas ça. Et pis là je parie que vous avez eu l'impression que ça faisait suuuuuuper longtemps que j'avais rien écrit ici. Ben ça non plus c'est pas vrai! Mais les deux ensembles pour moi ça fait assez de raisons pour que les heures soient vraiment évaluées à la hausse (et à notre avantage) par ici.

Soyez honnêtes ça fait pas vraiment longtemps qu'on s'est vu! Alors soyez raisonnables et arrêtez de vous plaindre.

Mais c'est vrai qu'à part manquer de temps pour écrire, j'ai aussi pas pensé à ce que je pourrais bien écrire, maintenant que j'ai décidé de m'asseoir. Il va falloir que quelqu'un considère sérieusement ajouter quelques heures à mes journées, car là pendant que je dis ça, il est déjà temps d'aller se coucher.

Le temps passe tellement vite que c'est déjà presque Noël, non? J'en reviens trop pas.

Alors pour finir, nous voici tout sourire à la vue de ce splendide bijou de la Californie. C'est toujours pareil. C'est remplit de couleurs et/ou de peace-and-love à vous péter les yeux, mais dès que vous avez une brève vue/bouffée de l'intérieur du véhicule, vous voilà en train de vous demander si vous allez réussir à contenir le vomi qui se présente à vos lèvres. C'est comme ça!



Alors à bientôt, je l'espère!


lundi 18 mars 2013

Je me souviens

Je me souviens de l'an dernier, il y a de cela 52 semaines, alors que je me promenais pieds nus dans mes sandales sur les grandes artères de Laval, en bonne compagnie, poussant poussette et éclats de rire, me retenant à quatre mains pour ne pas gambader au soleil, alors qu'il faisait plus chaud dans mon Québec natal qu'ici dans ma Californie d'adoption pour la même période de l'année, c'est-à-dire pour une troisième semaine de mars.

Ça c'est la Californie d'adoption dont je parle
Et vous, vous en souvenez-tu?

dimanche 17 mars 2013

Le temps des fêtes

Ça fait bizarre à dire comme ça mais aujourd'hui on pouvait dire ça. Flavie a 6 ans demain et mis à part le fait que je dois compléter son cadeau demain pendant qu'elle s'instruit sur les bancs d'école, samedi je me cherchais une recette de cupcake à faire pour apporter dans sa classe. Si elle a la "chance" d'être la seule de son groupe à avoir des allergies, elle a quand même un bon camarade qui est végétalien. Je dirais que si je n'ai pas vraiment l'habitude de faire des desserts, j'ajouterais que j'ai encore moins le réflexe de les faire sans produit animalier. J'ai réussi et je ne sais pas si c'est l'effet de la St-Patrick, mais ils sont faits avec des avocats et sont verts à regarder. Mais délicieusement mous.

Pour agrémenter le reste de la journée on est allé au Funtropolis version San Franciscaine pour l'anniversaire d'une de ses copines d'école, mais à part pour le fait que c'est un endroit pour célébrer des fêtes d'enfants, les similarités s'arrêtent là. Ce n'est pas très grand ni spécialement impressionnant. Ce qu'il peut être utile de savoir à ce point-ci c'est que la population de San Francisco compte plus de chiens que d'enfants. Quand on sait cela, on comprend un peu mieux, et par la même occasion beaucoup d'autres phénomènes. Je dirais quand même que l'essentiel de la place était que ça pogne auprès des enfants et pour pogner, ça l'a pogné. 

Fait intéressant aussi c'est que c'était à l'autre bout de la ville, à Hunters Point, quartier qu'on n'a jamais senti l'urgence de visiter. Pour plusieurs raisons, d'une part c'est assez loin en autobus et d'autre part, c'est le genre d'endroit qu'on dit bien porter son nom. Je ne vous ferai pas de dessin, mais je pourrais compléter en mentionnant que c'est à peu près le seul endroit où vous pourrez vous acheter une maison à moins de 400 000$ à San Francisco.


Sinon côté Milo, je dirais qu'il semble commencer depuis quelques temps sa phase obligée dans l'opposition continuelle. En temps normal il ne se laissera que rarement séduire par sa propre assiette toute la durée du repas. Il aimera par exemple désirer celle des autres à mi-chemin, ou choisira plus probablement de détester tout ce qui arbore trop de couleur avant même la première bouchée, ou tout ce qui a trop de texture dès la deuxième. Ce soir comme il démontrait un grand appétit vis-à-vis de la quiche qui s'opposait à lui à l'autre bout de la cuillère, son père a mentionné, avec beaucoup de fierté dans son intonation : "Il va vraisemblablement terminer son assiette ce soir", ce à quoi fiston à immédiatement répondu (toute l'expression des yeux allant avec) "Non" d'une façon catégorique, en déposant sa cuillère sur la table et en repoussant de son poing l'assiette en question. Il n'aura jamais voulu terminer son travail par la suite. Cute hein?

Fin. À bientôt.

jeudi 28 février 2013

Dream Estate

Shit c'est pas moi le propriétaire. Mais, sacré marché immobilier.

Je vous laisse sur ces images enjouées d'un type qui se sent comme à la maison quand il prend l'autobus. Sauf que même s'il se sent chez lui, il peut pas vendre le bus comme on vend sa maison.

mercredi 30 janvier 2013

Le trou qui est noir et postal

C'est ici. Le trou noir est ici. De l'adresse exacte où je me situe, précisément de là où je suis installée pour écrire en ce moment. On est nouveau avec le système postal d'ici, alors j'étais étonnée de voir comment les postiers et les distributeurs de courrier, ben les facteurs, lâ, étaient pas très professionnels. En fait je le pense quand même un peu encore. Mais le problème surviendrait au début de la chaîne de distribution, d'après ce qu'on m'a dit.

Au début, pendant quelques semaines, j'ai agi à titre de facteur, généreusement engagée à offrir de ma personne et de mon temps, arpentant hauteurs et distances, pour dissimuler certaines erreurs commises en apparence par un personnel distrait. Pour illustrer le genre d'erreur qui survient toujours et encore, supposons que nous habitons le 147 de la 47e avenue, j'aurais par exemple reçu le courrier d'un habitant du 147 23e avenue ou encore du 147 de la 8e avenue, pour ne donner que quelques exemples. Comme si un humain aux yeux croches (et au cerveau défectueux) utilisait le 47 deux fois pour prendre un raccourci que je ne saurais m'expliquer.

Mais au bout de quelque temps, ou quand les adresses ont commencé à être ridiculement éloignées, j'ai commencé à accumuler le courrier de mes voisins étrangers. Disons que j'en recevais environ trois fois par semaine. Ou quatre. Sur six jours de courrier par semaine, c'est une belle moyenne. Avec la pub je ne me donnais aucun mal. Poubelle. Pour le reste, je pensais aux pauvres destinataires qui allaient recevoir leur enveloppe seulement le jour où je me déciderais à les distribuer.

Finalement je me suis rendue avec ma pile d'enveloppes au bureau postal le plus près et on m'a dit que le problème survenait au pré-tri. Ce serait la machine qui fait le premier tri qui introduirait l'erreur. Il y a un code barre noir qui est imprimé sur les enveloppes par une machine, ben c'est sa faute si la lettre se retrouve finalement dans la mauvaise pile. Je pense quand même que le facteur devrait pouvoir intercepter le problème. Il le fait peut-être quelque fois, c'est juste que ça paraît pas pantoute.

Depuis que je suis allée rapporter mon problème, ça arrive moins souvent. Mais ça continue quand même à l'occasion. La seule chose pour laquelle je garde quand même les doigts croisés, c'est pour que le trou noir n'existe qu'à sens unique. Vous savez, qu'il n'y en ai pas un qui absorbe mon courrier. Qui sait. Mais d'après d'autres vrais habitants de la ville, la poste est fiable. Nous habitons le trou noir de San Francisco. Le trou noir de la maison rouge.

vendredi 11 janvier 2013

La forme de San Francisco

Vous pensez vraiment que je vais vous en parler? Regardez plutôt sur une carte nom d'une pipe! En fait je veux parler de la nôtre. Parce que je crois que c'est vraiment la ville p-a-r-f-a-i-t-e pour marcher. Peut-être qu'on est dans un spot idéal pour le faire aussi, mais ça reste quand même vrai pour la plupart des gens ici. Je ne compte plus les kilomètres que je marche dans une semaine (je compte plutôt les milles! hahaha non plus...), car je vais partout à pied. Des fois il m'arrive de devoir me raisonner quelques instants car mes pieds pensent que j'ambitionne un peu.

Pour le moment on va à pied chez l'optométriste, l'allergologue, le dentiste, le pédiatre, à l'épicerie, à l'école, à la (aux) plage(s), au(x) parc(s), au musée des sciences, et j'en passe. Tout se trouve dans un rayon de 3.5 km. Les autobus sont très proches et habituellement fréquents, ce qui fait que l'option de remplacer les pieds par les roues est toujours à la portée des piétons, en plus que ce soit tellement abordable.

J'ai encore l'air d'essayer d'appâter et de préparer les visiteurs à venir par ici, excusez-moi. Pour me faire pardonner, je vais tous vous faire faire un petit tour de Cable Car. Comme ça, vous serez comfortables de rester chez vous. Attention je vous conseille de ne pas essayer d'écouter la vidéo à partir de l'Allemagne OU de votre mobile, parce qu'elle est bloquée à cause d'une affaire liée la chanson qui joue dessus. Et puis aussi, ne vous attendez pas à beaucoup de palpitations, préférez la vue... La vitesse, avec des gens qui traînent sur les deux côtés des wagons, ça pourrait vite devenir dangereux.  Et comme ça, pour ceux qui se demandent comment on a fait pour embarquer sur un tel wagon à 6$ l'allée, et bien C'ÉTAIT GRATUIT POUR TOUS le 28 décembre, journée anniversaire des 100 ans du système de transport. Alors oui, je me suis sentie comme quelqu'un qui économise 36$....et perd quelques heures... MAIS! c'était comme un aventure que je recommencerais demain (mais... puisque ça ne sera pas gratuit...hahaha... on le refera avec des visiteurs...).
Ha, et vous êtes chanceux aussi, un petit chenapan d'automobiliste a ajouté un peu d'action à notre descente, se mettant en travers de notre chemin. Vous êtes vraiment bien servis aujourd'hui!


Vous venez de descendre la rue Powell, entre California et Sutter.
À tous, bonne année.

vendredi 4 janvier 2013

Teaser pour Vacanciers en vacances de vacances

Ben, pour vous lâ, Montréalais ensevelis sous la neige!

Et ça ici, c'est nous. À l'autre bout du continent, un 4 janvier, je vous dis pas lequel.
Qui de vous était pas encore sûr de venir déjà? C'est pas grave, on va essayer de vous en donner encore un peu, ça vous évitera de vous déplacer... De toute façon, le soleil ne se couche-t-il pas partout ailleurs également?