vendredi 27 avril 2012

La maison rouge

Pour les curieux, voici les plans de la maison. Alex a utilisé une superbe application du appstore qui fait des beaux plans grâce à ton iPod (qui l'eut cru!).
La maison est bien profonde et découpée en mille morceaux, contrairement à ce qu'on avait avant. Ça fait changement en réalité, et malgré le côté pratique de la maison à Montréal (sans perte d'espace), j'aime bien cette nouvelle disposition. C'est seulement que l'internet ne fonctionne pas quand on est dans la pièce du fond (les gens ici appellent ça la sunroom). Pour ce qui est du salon et des deux chambres, c'est exactement ce que vous imaginez que c'est. Pour le reste, ce qui doit être la salle à manger, on en a fait une pièce à ordinateurs + une salle de jeux... Elle est beaucoup trop grande pour la petite table qu'on a ce serait un gaspillage d'en faire un endroit pour manger. En plus il y a une superbe plogue de téléphone et prise de courant pour se connecter sur les internets, ce qui fait qu'on en profite. Les plogues sont rares en général dans la maison (sauf sur le comptoir de cuisine... elle est rénovée, ce qui doit expliquer pouquoi!).
Ce qui est numéroté un sur le plan est un placard. Il est très spacieux on y met les sièges de voiture, le sapin de nowel, bien des souliers, les manteaux (il y a même une tente) et etc. 
Ce qui est numéroté deux est également un spacieux placard, dans lequel il y a vêtements, appareils et équipement photo d'Alex, boîtes entreposées et etc. S'il y avait eu une lumière au plafond j'en aurais fait mon bureau (je blague mais il est assez grand pour y penser). 
Le numéro trois c'est la... toilette. Une toilette, avec rien d'autre. Je sais. J'aurais mis un lavabo moi aussi, mais il n'y en a pas. 
Numéro quatre c'est la salle de bain, littéralement, puisqu'il n'y a pas de toilette. 
Numéroté cinq se trouve la cage d'escalier pour sortir à la cour (ou sortir à la rue, également). Il y a un petit escalier en colimaçon jusqu'en bas. 
Numéro six c'est pas la maison, c'est dehors. Tout ça pour dire que même si les maisons sont collées en apparence sur la devanture, il y a des espaces entre les maisons qui permettent des fenêtres pour laisser entrer la lumière. Donc tout le long de ce qui est appelé cuisine sur le plan, il y a des fenêtres. En réalité les trois murs qui encadrent numéro six ont des fenêtres. C'est pareil de l'autre côté en fait. Trois et quatre ont aussi des fenêtres (toilette et bain).
Numéro sept, c'est la salle de lavage, et aussi le frigo.
Huit c'est le foyer.
Ha et en extra, au bout de la maison, on a mis la table de cuisine. C'est un essai. Elle semble loin c'est sûr, mais l'espace est approprié pour s'installer pour manger. On verra. Sinon on échangera salle de jeux avec table de cuisine.

Je m'ennuie d'un truc qu'on avait avant et qu'on a perdu ici : l'isolation. À cause que les placards sont profonds, même quand on est bien dans la maison, on sent la brise si on les ouvre, car ils restent frais. Et toutes ces fenêtres (d'origines, et qui battent au vent quand ça souffle)! Le chauffage redémarre souvent pour garder les pièces à 20 degrés. Ici, robe de chambre et pantoufles prennent toute leur sens.
D'un autre côté, on gagne le composte. C'est pas un confort comme l'isolation, mais c'est un bon côté qu'on avait pas avant.

jeudi 26 avril 2012

Avec une adresse

Depuis qu'on a une adresse on peut faire plein de nouvelles choses, comme se détendre un peu quand c'est possible en découvrant les environs. On a des épiceries alléchantes à des distances de marche raisonnables (elles auraient pu être plus proches mais on se plaint pas), et des parcs aussi.


Ha et aujourd'hui on est allé s'inscrire à l'école publique... On aurait bien aimé le faire avant, mais en tant qu'itinérants on ne pouvait pas. On se croise les doigts là-dessus car bien sûr les dates d'inscription habituelles sont passées depuis belle lurette et en plus on restera comme ça dans le mystère jusqu'à la fin mai. Sur la feuille d'inscription ils demandent de mettre les choix d'écoles dans un ordre de préférence (il y a 12 lignes pour émettre ses goûts!) mais je ne sais pas combien bas on peut se retrouver dans la liste. Après 6 choix, on avait pu d'idée. Mais il y a un truc vraiment cool par ici : il y a des écoles d'immersion dans des langues de toutes les sortes! Cantonais, mandarin, espagnol... Il faut en général que l'enfant ait des bases dans la langue seconde, donc en bout de ligne ça fait des cultures exotiques satisfaites d'être ici à SF, mais quand même ça donne de belles possibilités! Je n'ai pas été surprise de voir que l'une des (si non LA) meilleures écoles de la ville est nulle autre qu'une école d'immersion en... cantonais/mandarin! Toujours compétitifs ces chinois!
Disons que pour commencer, l'anglais est un bon début...


mardi 24 avril 2012

Le contenu et le non-contenu

Je ne vous révèle aucun punch en vous disant qu'on a récupéré nos effets personnels si vous avez lu le billet précédent. Ça s'est passé quelques temps avant midi alors que les gars du camion jaune, venus décharger notre trailer, sont arrivés avant le trailer lui-même, qui lui est arrivé 15-20 minutes plus tard, c'est-à-dire un peu après l'électricien venu réparer le chauffage, qui lui avait profité de ce moment fort préoccupant pour s'introduire dans mon stationnement réservé (que quelques minutes auparavant je surveillais sauvagement je vous rappelle). Tout s'est réglé dans l'harmonie et la simplicité, je pense que ça s'est produit comme ça juste pour mettre un peu de piquant dans ce qui allait être un événement fort routinier et banal.
Donc les monsieurs ont déchargé le camion dans la maison...
Ce n'est qu'en soirée, alors qu'il fait bon penser reconstruire tout le tralala, les lits, les tables, les télés, les meubles, qu'on ne retrouve plus.... le coffre à outils! Et je confirme, il n'est pas là. On a fouillé et tout retourné, le coffre ne répond pas. Alors, en plus de manquer quelques outils, il manque des vis de toutes sortes dont certaines qui servaient à reconstruire certains de nos meubles. Je pense que je préfère ne pas savoir ce qui lui est arrivé.
Sinon, en général, les trucs ont résisté. Deux bibliothèques défoncées, un table de salon égratignée, un banc dont la peinture a été trouée par frottement, le lit des enfants un peu amoché (il faut dire qu'il est très lourd, il s'est lui-même de son poids infligé des souffrances), plusieurs boîtes de carton écrasées. D'ailleurs le gars a trouvé pas pire que, en ayant nous même chargé les meubles, que les choses aient autant tenu le coup. Il a aussi trouvé que l'accent de Montréal est pas mal cute.
Vous voyez ça? Ça c'était avant, tout vide!
Alors voilà, pour l'instant on est pas pire occupé. A+!
 

Le non-parking

J'étais un peu désolée pour cette histoire de remorquage en fin de compte. Mais au moment de constater que personne n'osait plus se stationner là depuis que l'espace était totalement libéré, j'ai pensé que c'était une très bonne chose... Je surveillais quand même mon parking sauvagement car certains avaient des tentations évidentes...

L'histoire derrière tout ça à mon avis a commencée avec cette voiture à l'intersection (à l'arrêt stop) qui était là depuis le mardi précédent (au minimum) et qui n'avait jamais été déplacée par après. Visiblement la personne à qui elle appartenait n'avait jamais vu les pancartes de non parking... Maintenant qu'elle s'était fait tower (désolée monsieur/madame), aucune autre voiture n'osait plus se metttre en danger. Comme si un avait osé (sans le savoir), les autres pouvaient penser que c'était correcte de faire pareil (gang de moutons!).

Quand l'agent est arrivé je lui ai expliqué que la voiture était abandonnée là depuis au moins sept jours mais il m'a répondu que si on towait la voiture bleue, il fallait aussi déplacer la voiture abandonnée, question de traitement équitable ou de truc correcte du genre. Il a commencé par chercher les propriétaires des voitures, pour constater que la voiture bleue appartenait à un individu habitant de l'autre côté du parc... Au fond si la voiture bleue avait pu être déplacée par son proprio, je ne crois pas que j'aurais fait remorquer la voiture abandonnée parce que l'espace aurait été probablement suffisant pareil. Mais au bout du compte constatez vous-même : les cent pieds sont-ils bien utilisés d'après vous?
Ha oui autre détail, j'ai fait tower deux voitures, mais il y en avait trois. La voiture qui se trouvait dans le milieu a été sauvée par un gars du bloc beige qui sortait pour son chien et qui savait qu'elle appartenait à la dame d'en face. C'était une dame qui était bien irritée de devoir stationner sa voiture devant chez elle, c'est-à-dire devant la porte de son propre garage (elle a un garage en plus!). Elle maugréait qu'on aurait jamais besoin de tout cet espace, ce à quoi l'agent a répondu en lui rappelant qu'on venait de lui éviter le remorquage.

Mais c'est vrai que c'est difficile les stationnements à San Francisco. Les parking de rue sont très recherchés : toutes les maisons ou presque ont un garage, ce qui limite de beaucoup les possibilités de stationnement sur la rue. En plus dans notre coin il y a beaucoup de maison à plusieurs occupants, donc plusieurs voitures à stationner par maison (une dans le garage mais l'autre? sans compter les ménages à plusieurs voitures), et il y a aussi cette histoire de in-law units, qui surcharge les rues en général...
Vous savez n'est-ce pas qu'on n'a pas de voiture, nous? Hahaha...

dimanche 22 avril 2012

De tout confort

C'est fait on n'a plus d'autre domicile que la maison rouge. Et comme on a réussi à trouver des matelas gonflables, il ne manque presque plus rien ici... (lol). On ne peut pas manger n'importe quoi car le matériel culinaire est assez limité (trois verres en plastique, deux cuillères, un couteau de table et une fourchette), mais on peut agréablement faire le lavage quand ça nous plaît et réfrigérer les aliments qui en ont besoin. Mais reste qu'on a un problème d'ordre embêtant (je dirais plutôt majeur mais vous allez rire de moi) : le chauffage. Oui mais à San Francisco me direz-vous!
Oui le chauffage ne fonctionne pas.  Et il fait 16 degrés à l'intérieur. Enfin on dirait qu'il voudrait, mais qu'il ne peut pas. Et nous on pourrait presque se faire cuire un steak dans le fourneau, mais on ne peut pas se réchauffer ni les pieds ni le nez. Alors il faut attendre le ptit monsieur demain que la proprio va envoyer et qui va regarder ça parce qu'elle ne semble pas vouloir s'intéresser au problème un tant soit peu (peut-être une switch cachée qu'on ne connait pas? on a essayé celle qu'on a vu!!). Voyez Milo qui porte la tuque à l'intérieur!
En attendant, il y a toujours des voitures dans le parking réservé : quatre!!! Je me réchauffe déjà les pouces (pas grâce au système de chauffage en tout cas!) pour faire mon appel téléphonique avec le service de towing parce qu'il n'est pas question que ça fouare encore une fois!

vendredi 20 avril 2012

Le parking

Ce qui est simple devient vite compliqué. Quelle surprise! Ce matin en arrivant à LA maison, tout allait être simple. Attendre le camion entre 8h et 12h. Être là pour le monsieur du téléphone durant cette même période (super facile). Attendre les déménageurs entre 12h et 16h pour vider le camion et superviser les opérations. Et le reste, qui est évident.

Mais pour un élément de la grosseur d'un détail, tout a ...fouaré. J'en ai perdu les bras moi-même car c'est l'élément que j'aurais soupçonné le moins de faire défaut. Alex a téléphoné le Sergent du poste de police lundi, pour faire poser des pancartes de stationnement réservé pour vendredi, au coût de 166.66$ (sans blague). Comme le sergent fait des petites journées (probablement à un excellent salaire), il était pas là pour aller poser les pancartes ce jour-là. Alors il est allé poser les pancartes mardi... à 15h45 (sûrement juste avant de rentrer chez lui). La loi des parkings ici est stricte : la pancarte doit être posée au minimum 72 heures avant le moment requis, sinon il est impossible de faire tower le char. Alors vous devinez ce qui est arrivé : même si la pancarte affichait No stopping (100 pied de long) entre vendredi 8AM et lundi 4PM (et je vous rappelle, affichée depuis mardi après-midi), il y avait... trois chars de stationnés quand on est arrivé ce matin. Les deux du coin de la rue n'auraient pas gêné le processus, mais il y avait une troisième voiture un peu plus bas qui encombrait l'espace restant. Donc, comme les 72 heures n'étaient pas encore terminées, il était impossible de faire tower la voiture avant 15h45 (on a essayé pareil). Et donc maintenant impossible pour nous de recevoir le camion.


Voyant qu'à 9h45 la voiture gênante était toujours là (et probablement là pour rester), on a dû annuler la livraison du camion. Si le camion ne peut se stationner, ils chargent 150$ (et rappelez-vous que sur un malentendu c'est déjà arrivé mercredi et ils essaient de nous faire payer).

Et vous savez quoi? Dix minutes plus tard, la petite madame qui sait pas lire les pancartes est partie... mais impossible d'annuler l'annulation (vous me suivez? Le trockeur venait de partir pour la journée). Donc avec un peu plus de chance, on aurait appelé et on nous aurait dit que le trockeur était parti, et en arrivant ici, comme la madame qui sait pas lire les pancartes aurait été partie depuis peu, et ben tout aurait été parfait.

L'autre affaire? S'ils avaient pu le livrer plus tard dans la journée, le camion aurait pu être déchargé pendant la fin de semaine (car apparemment ils déchargent aussi les fins de semaine). Mais malheureusement ils ne pouvaient pas faire la livraison plus tard dans la journée et ils ne font pas de livraison de camion la fin de semaine. Alors tout ça va à lundi. Et lundi ils peuvent livrer et décharger mais ne pourront probablement pas récupérer le camion... Comme c'est le grand nettoyage de la rue mardi prochain entre 8h et 10h, une belle contravention de 75$ nous attend (et des frais d'administration avec ça)?

Et enfin c'est quoi l'autre affaire? C'est que notre demeure temporaire expire dimanche 11h. Alors je suppose qu'il faudra aller coucher par terre dimanche soir (ou à peu près)...

Vous voyez quelque chose de positif dans tout ça? Moi OUI! L'internet sera connecté quand on arrivera! Wow (j'avoue que j'ai les doigts croisés dans le dos...)!!

jeudi 19 avril 2012

Pause nature

Pour ceux qui ont trop de travail pour considérer relaxer (ou bien ceux qui n'ont pas accès à autant de tranquilité!!)

 

mercredi 18 avril 2012

Le domicile fixe

Vous voyez cette petite maison? Il paraît qu'elle valait 1.4 millions de dollars en 2005! Aujourd'hui elle ne vaudrait que quelques 730 000$ (la moitié, quoi). En fait ce n'est pas pour ça que je vous la montre et ce n'est pas très juste de dire petite en parlant d'elle car le premier étage fait 1600piet le deuxième un peu plus. C'est que c'est là qu'on va déverser nos affaires vendredi! Il semblerait que le deuxième étage soit occupé par nul autre que les propriétaires.

Pour l'instant on n'est pas déçu (évidemment on n'est même pas encore dedans!) : on a la cour arrière, on n'a pas de voisins dessous, pas de wall-to-wall carpet non plus, on est en ville mais à un coin de rue du Golden Gate Park, à moins de 15 minutes d'autobus de la plage, à 30 minutes d'autobus du centre-ville, avec en prime une vue du Golden Gate Bridge du coin de la rue! On a aussi le lave-vaisselle et le duo laveuse-sécheuse. Beaucoup de maisons ne fournissent pas les appareils pour la lessive, et dans certains cas il n'y a même pas les hook-up pour en avoir. C'est souvent une installation commune dans les complexes à plusieurs appartements (avec la petite fente pour collecter vos fonds de poche) ou encore on vous vante la proximité de la buanderie la plus près.
Aussi, si on considère qu'on avait 1055pi à Montréal, on devrait avoir assez d'espace.
Ha oui, et on a le foyer et les bibliothèques encastrées, je vous ai déjà parlé de ça?
Finalement j'espère que le camion qui va venir vendredi est celui qui contient nos affaires! Je dis ça de même car rien n'est plus approximatif que de s'entendre avec la compagnie pour livrer le camion... ils ont déjà essayé ce matin! Qui sait si d'autres surprises ne nous attendent pas?
À bientôt pour plus de détails.



dimanche 15 avril 2012

Outer Sunset

En deux temps trois mouvements nous voilà dans le Sunset District, sur la bordure ouest à quelques rues de la plage, depuis vendredi soir. Ce n'est pas comme dans la Mission, il y a beaucoup plus de rues désertes et de vents océaniques! C'est beaucoup plus résidentiel et comment dire, asiatique!!! Tout est asiatique : restaurants, commerces, épiceries. Même certains habitants taillent leurs arbres à la japonaise! Mais les gens sont plutôt âgés par ici, ce qui fait que la vie est tranquille et les rues, désertées. On est allé à la plage aujourd'hui (seulement on ne s'est pas baigné quand même!) et c'est vraiment très beau. Les vagues sont fortes et continuelles. On n'est plus à la ville à cet endroit.

Hier on est allé visiter plusieurs maisons dans le district, mais celle qui a retenue notre attention est dans Richmond, là où on est déjà allé visiter une maison un peu trop petite. À suivre car on aurait semble-t-il de bonnes chances de l'avoir.

Sinon on s'amuse comme on peut dans entre les visites et les repas, comme en témoigne cette petite vidéo.

À bientôt!

samedi 14 avril 2012

La Carpette


Des mots qui vont très mal ensembles : beautiful et wall to wall carpet. Les San Franciscains aiment les carpettes parce que, ils disent, ça réchauffe les orteils au petit matin. Mais quand il y en a sous la table de cuisine, c'est simplement rendu un peu maniaque dans la caboche. Par chance ceux qui se rendent jusque là sont peu nombreux, mais la carpette est vraiment à la mode dans les chambres, et, une fois sur deux quand les chambres sont recouvertes de ce duvet, le salon aussi en est recouvert, comme si la maladie n'avait su se contenir. Mais je soupçonne d'autres raisons, plus d'ordre pécuniaire, pour faire l'installation de cette merveilleuse beauté d'un réconfort sans nom. Faites comme moi, dites non à la carpette.

mercredi 11 avril 2012

Mission Dolores

De nouveau déménagés. On est depuis hier soir rendu dans la ville, plus précisément dans Mission Dolores pour une durée limitée, et on occupe une petite surface (600 pi2) dans une ville bâtisse, sur un deuxième étage. C'est beau, si on fait fi de l'apparente négligence employée dans l'entretien de la propreté... Donc au deuxième étage et visiblement dans la ville : il y a plus de gens dans les rues, la circulation est vivante et on peut entendre les voisins marcher sur nos têtes. Ça c'est le truc ici. Les 'upper unit'. Environ 95% des appartements en location (pour l'instant en tout cas, et je ne pense pas exagérer TELLEMENT) sont des deuxièmes étages (ou plus)! Je ne me plains pas d'entendre les voisins dans leur quotidien, j'ai seulement peur que les voisins de plaigne de mon gros éléphant attendrissant et de mon petit quadrupède endiablé. De toute façon je suis certaine qu'on a déjà perdu des occasions à cause de ces deux (petits) extras. On gagne devant les étudiants qui veulent louer (les gens ont pas l'air de trop aimer les petits jeunes qui "étudient"), mais on perd devant les moins nombreux et/ou plus riches que nous. Alors dès qu'il y a de la compétition, on a bien des chances de perdre. On a aussi pas mal regardé dans le quartier banlieusard de l'université de Berkeley (tsé, contre les étudiants...!), mais les appartements sont en général un peu trop petits, et de toute façon ils sont habituellement disponibles à partir du 1er juin seulement!

Ici une petite image de notre demeure temporaire : très typique des vieilles maisons qu'on visite depuis quelques semaines, avec le foyer et les bibliothèques encastrées. En plus les planchers de bois craquent alors on se sent bien... si on fait fi de la propreté, l'ai-je mentionné?

lundi 9 avril 2012

Nokia

Je vous annonce que mon téléphone Nokia a trépassé! Après cinq ans de loyaux services, il a décidé qu'il s'éteignait systématiquement à chaque fois qu'on essayait de l'allumer, et tout cela depuis que j'ai retiré la carte mémoire de 1G qui se trouvait à l'intérieur. Ça me fou complètement car imaginez-vous que depuis le 24 mars dernier je ne peux plus m'en servir, et que je lui retirais sa carte mémoire pour la mettre dans le nouveau (usager) téléphone qui me servira loyalement pour les (certainement) cinq prochaines années.
En prime mon nouveau prépayé est plus intéressant! J'ai trois fois plus de minutes pour le même montant qu'avec mon ancien prépayé! Sauf que je sais pas j'ai combien moins de contacts qu'avant pour parler avec! lol!

dimanche 8 avril 2012

Richmond

Nous sommes maintenant temporairement rendu loin dans le nord de la banlieue. Je ne sais pas si c'est vraiment pratique, en tout cas je sais que c'est moins cher. Et un peu loin de San Francisco. Je dis ça comme ça, parce que nous avons aussi regardé pour les maisons en ville, pour élargir les possibilités, et aussi parce que bien des gens vantent Richmond du district 1 (pas le Richmond de la banlieue), pour son aspect paisible et familial. Hier nous sommes allé voir une maison là-bas, en tout point splendide, mais un peu plus petite que celle que nous avions à Montréal d'après moi. Et à cause des fenêtres (nombreuses), certains meubles ne pourraient pas être disposés le long du mur...! Il y a un garage où il serait peut-être possible de storer des meubles, mais il est partagé avec les locataires du haut. En tout cas pour le reste, le spot est bon : de la fenêtre, on voit le Golden Gate Bridge (ouvrez vos yeux ce n'est pas de la haute qualité et l'image est chargée), et quand on va au coin de la rue, on voit l'est de la ville de haut. Pas mal!



mercredi 4 avril 2012

San Francisco

Croyez le ou non pour la première fois aujourd'hui les enfants et moi, nous sommes allé à San Francisco! Il fallait aller faire une photo de Flavie pour son renouvellement de passeport. À cause que les avocats de l'immigration n'ont pas cru bon nous informer qu'il aurait été préférable de le faire renouveler avant de partir, nous sommes contraint à faire une demande d'extension de son visa au service de l'immigration des États-Unis moyennant un petit frais assez impressionnant (plus ou moins 640$), ou à voyager "internationalement" (lol) pour obtenir un nouveau visa parce que pour l'instant, le 4 août prochain, Flavie deviendra une immigrante illégale (date où son passeport expire)! Milo est plus chanceux on peut le garder avec nous jusqu'en août 2014.

En rentrant dans notre banlieue par la suite j'ai vu ce tableau que je voulais partager avec vous même si on ne voit pas très bien, car je dois dire que j'ai été impressionné par leur dextérité (après avoir eu l'impression qu'ils voulaient défoncer une fenêtre avec leur baguette alors qu'ils voulaient simplement laver la fenêtre voisine). C'est pas facile à manier! Est-ce que la fenêtre est vraiment propre à la fin?!



mardi 3 avril 2012

Crime de bine!

Vous avez certainement entendu parlé de cet incident qui s'est passé par ici. Très malheureux, inquiétant aussi, et de plus en plus répandu :(... Mais avez-vous entendu parler de celui-là? Et bien nous non plus. Mais il semblerait que ce se soit passé en bas de chez "nous" la semaine dernière. Et je réalise aussi que deux incidents ont eu lieu sur le parcours vers l'épicerie ("assault"), que j'emprunte presque tous les jours. Par contre je ne sors jamais entre 10PM et 4AM, ce qui nous a préservé de ces événements...

Toit et nous

Il nous reste 2 jours à Oakland. Techniquement, on pourrait probablement emménager dans une maison d'ici là. Les meubles sont encore loin, mais ils ont réussi à traverser la frontière et sont en route vers la Californie. À la limite, on se trouve un matelas gonflable et on est certain d'être ok même avec les meubles encore en transit. Mais on n'est pas encore branché. Le propriétaire de la plus belle maison à Berkeley attend qu'on lui dise si on prend sa maison ou non. Il continue les visites entre temps. C'est la plus chère qu'on a trouvé pour l'instant, et elle est relativement loin du BART (train de banlieue) à 1,2 miles (environ 25 minutes à pied). Le quartier est beau, mais à la limite d'une artère louche. Sinon elle a tout. La cour clôturée, la laveuse/sécheuse, quatre chambres, un salon double, un foyer, deux salles de bain, un garage. De l'espace, voilà. Et des bidous.

On en a vu une autre respectablement située, à 1/2 mile du BART, sur une rue bien aussi, mais où l'espace est beaucoup plus restreint. Deux chambres sans garde-robe, un petit salon avec le foyer, une cuisine confortable, pas de laveuse. La cour n'est pas fermée. Mignonne, mais serrée. 

La maison la plus paisiblement située est ici. Elle est divisée curieusement par contre, les 2 chambres sont petites, mais la pièce de derrière, petite terrasse vitrée, est vraiment agréable pour relaxer, travailler ou faire jouer les enfants. Au bout d'un cul de sac en haut d'une pente à pic, on se croit à l'abris des mals intentionnés (mais surtout convaincu qu'on restera en forme!). Il faut dire que cette maison est située dans un quartier d'ultra-riches, et c'est à se demander si on ne jurera pas dans le décor. La propriétaire, qui habite en haut, était accompagnée de sa nounou qui s'occupait de ses deux enfants, pendant que sa jardinière arrosait les plantes. Son mari était à Amsterdam, pour affaires. Un petit tour du quartier nous a convaincu qu'on n'aurait pas les moyens d'acheter là-bas! Never!

On visite une autre maison demain soir, mais je ne sais plus ce que je veux... Il faut choisir entre cher et très cher, petit et moyen, loin et moins loin (BART et épicerie). Bon aller, je m'en vais peser les pours et les contres!