Alors donc comme l'eau chaude était froide samedi soir à l'heure de la vaisselle, on a tenté une réanimation prudente (c'est quand même un chauffe-eau au gaz) avant de joindre les propriétaires. Ah ces propriétaires! Je vous en ai déjà parlé? Vraiment? Rien de très sympathique en réalité, probablement correctes, sans plus, on ne les a jamais rencontré.
La dame qui habite en haut doit avoir 90 ans et se fait sortir par des organisations de vieux chaque jours. Si la maison est à elle comme on nous l'avait fait savoir quand on a visité la maison la toute première fois, ce n'est plus elle qui s'en occupe, c'est sa fille... qui habite en face.
L'agente qui nous a loué la maison nous avait dit qu'on ne devait pas savoir que cette fille habitait la maison de l'autre côté de la rue. Vous avez compris : on le sait, mais on ne devrait pas. Elle était visiblement amusée quand elle nous l'a dit. Il faut envoyer les chèques de loyer à une boîte postale, qui laisse inconnue l'adresse réelle de destination (je serais bien allée les porter l'autre côté de la rue, moi!), et pour lui parler on tombe invariablement sur une boîte vocale. C'est là que le fun commence : à quel moment prendra-t-elle ses messages?
Vous avez deviné, c'est absolument imprévisible. Après trois tentatives pour la joindre, elle nous a rappelé ce soir 21h. Avec tout ça, elle habite toujours en face, et on ne le sait pas. D'ailleurs à ce sujet, je dirais qu'ils se "cachent" comme des gamins de trois ans quand je vois un jeune ado de 14 ans sortir de chez lui en pyjama pour entrer dans le garage en-dessous de mon salon. Ou quand la dame qui vient voir sa mère chaque jour se trahit en laissant les murs de cartons transmettre un "Hi Mom!!" sonore. Ou encore quand elle change son char de bord de rue pour le mettre devant l'entrée du garage de notre maison. Anyway. J'espère que le Nick-le-plombier qu'elle m'a référé pourra réparer mon chauffe-eau demain matin.

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