jeudi 12 janvier 2012

C'est parti

Je ne sais pas pourquoi. Quand je m'imagine à San Francisco, je me vois en train de me promener dans la maison, café à la main, la porte de derrière ouverte, les enfants dans la cour (et le citronnier aussi, dans la cour). C'est bête puisque quand on y pense, la même chose pourrait m'arriver ici (sauf le citronnier, quand même). Enfin oui, si on avait une cour arrière premièrement, et ensuite si la saison était propice, à un moment où la température est agréable à respirer. Il faut dire que là-bas, il est difficile de se voir en train de pelleter autre chose que du sable (quand il y a quelque chose à pelleter bien sûr), et qu'un aspect majeur de ce déménagement est qu'il est improbable que je travaille à l'extérieur de la maison. En pleine tempête ici à Montréal, c'est peut-être encore plus facile de rêver là-dessus. Et entre vous et moi, il y a encore beaucoup de raisons de rêver quand on se transpose sur la côte pacifique.

Mais il y a la réalité. La maison de rêve n'existe probablement pas...... pour nous! Considérant le prix des maisons sur l'île, celui des écoles aussi (les écoles privés sont hors de prix et déjà pleines, les écoles publiques, de bas niveau), il n'est pas spécialement intéressant de s'installer directement à SF, ville parmi les plus densément peuplée des ÉU, sauf si on pouvait ne considérer que le travail, ce qui n'est pas le cas. On s'est bien amusé de voir qu'il serait possible de se louer un beau condo à deux pas du travail d'Alex, pour la modique somme de.... 12 000$ par mois! C'est un extrême qu'il ne faut pas considérer évidemment, un peu comme les maisons du centre-ville ou du vieux port que je n'essayerais même pas d'acheter, mais en général il faut à peu près ajouter 100% au prix d'une maison ici pour avoir la même chose là-bas. Et les locations ne sont pas meilleur marché. Imaginez un appartement, 1000 pi2, un peu dans n'importe quel district de la ville, même les plus criminels, et vous aurez probablement à débourser 2300$ au minimum, sans cour arrière et potentiellement loin des utilitaires comme les épiceries ou les pharmacies. Bon.

Alors ce sera la banlieue (ce mot sonne plus doux quand on ne fait pas référence à Montréal dans la même phrase), pour une location. Bien sûr, mais laquelle? À suivre, car pour l'instant, tout cela semble extrêmement compliqué à trouver. Les maisons à louer se font rares, les transports collectifs plus dispersés, tout cela sans compter qu'on n'est pas sur place. Ha et sachez que les américains demandent tous un dépôt pour la location, souvent une fois, une fois et demi la valeur d'un mois de loyer déjà $$$.

Et cette vue de votre cour, ça ne vous fait pas rêver peut-être?

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